Voyage culinaire en Grèce

A la suite de mon article d’hier décrivant notre fabuleux périple dans les îles Grecques, voici un article gourmand présentant les spécialités que nous avons goûtées tout au long du voyage :-D. Pour des raisons scientifiques avant tout, et pour vous en rendre compte bien sur ;-), j’ai expérimenté un maximum de plats.

Première conclusion tout d’abord, nous avons adoré la cuisine grecque, plutôt légère et pleine de saveurs, je pense m’en inspirer par la suite et refaire nombre des plats que j’ai pu goûter ! Elle me paraît avoir des points communs avec la cuisine turque, ou plus généralement des Balkans.

Commençons par les deux stars de notre voyage : la Salade Grecque et le Pita Gyros.

Salade Grecque

Salade Grecque

Salade GrecqueSalade Grecque

J’avais eu l’occasion de goûter cette salade en France, mais elle n’est bien sûr jamais aussi bonne que dans son pays d’origine ! J’en ai pris assez souvent, ce genre de plat passe très très bien lors de journées chaudes et ensoleillées, au cours desquelles, sauf effort physique particulier, je n’ai jamais bien faim …

C’est très simple à réaliser, j’en ai déjà refait depuis mon retour. Selon les endroits, la composition peut varier mais les ingrédients principaux sont des belles tomates coupées de quartiers, des oignons blancs ou rouges émincés, des tronçons de concombres épluchés, quelques olives noires et une belle tranche de féta. Le tout assaisonné d’un filet d’huile d’olive et d’origan . On y trouvait parfois des tranches de poivron vert, ou des câpres. Un vrai délice ! Coût : 4 à 7 € pour une belle assiette.

Pita GyrosPita Gyros au poulet

Pita Gyros

Pita Gyros au boeuf

Un autre plat que nous avons souvent commandé, c’est la Pita Gyros, une plat intéressant tant par rapport à son goût qu’à son prix (entre 2 € et 2,5 € !). C’est une sorte de kebab, avec de la pita (pain plat) en guise de pain. La classique sauce blanche est remplacée par du tzatziki (sauce au yaourt, menthe et concombre), il y a le combo gagnant salade/tomate/oignon, et de la viande grillée, ce qui en fait un plat complet plutôt équilibré. On peut choisir des Pitas Gyros au poulet, au boeuf, au porc, au mouton (toujours sous forme de copeaux, comme le Kebab classique), ou parfois avec le contenu d’une « souvlaki » (brochette), on a dans ce cas des plus gros morceaux de viande.

Mon amoureux prenait souvent de la Pita, et moi une salade grecque, et on partageait, ce qui nous convenait bien !

Il y a une autre salade que j’ai goûté quelquefois pour changer de la salade grecque, c’est cette délicieuse salade de tomates. Bien fraîche et juteuse, elle passait vraiment bien et est très facile à réaliser ! Il s’agit de tomates râpées (oui oui, râpées !), avec de la feta émiettée, un filet d’huile d’olive, sur un lit de pain aux céréales grillé ! On ne voit pas le pain sur la photo, mais l’association croquant du pain grillé/ juteux des tomates râpées est super, je pense par contre qu’il faut préparer cette salade au dernier moment pour ne pas détremper le pain !

Salade tomate feta et pain grillé

Visitant des îles, nous étions également à l’endroit idéal pour déguster des poissons et fruits de mer de super qualité. Sur ce point, nous nous sommes absolument régalés, entre la pieuvre, le calamar, les sardines, l’espadon…

Fruits de mer

Seafood grill pour 2

Nous nous sommes fait plaisir un jour, en nous commandant cet assortiment de poissons et fruits de mer au grill pour deux personnes. Cela dans un petit restaurant tout au bord de l’eau (je pouvais jeter du pain par la balustrade pour nourrir les petits poissons !). En accompagnement, il y avait des légumes délicieux, cuisinés au beurre et au citron.

Octopus

Octopus (pieuvre)

Calamars fritsCalamars frits

J’ai adoré la pieuvre grillée, mille fois meilleure que les morceaux bouillis servis froids que j’ai pu goûter auparavant, et ces calamars frits ont définitivement occulté les souvenirs d’anneaux vaguement caoutchouteux avec plus de pâte que de garniture qu’évoquaient pour moi le « calamar frit« . Là encore, une vraie tuerie !

Les fruits de mer se dégustent également en « souvlakis », un vrai délice !

SouvlakisSouvlakis de homard, poisson et calamar

De la même manière, lorsque nous mangions dans des tavernes de poissons, nous prenions un poisson ou fruit de mer et une salade et nous partagions en deux, les portions étant copieuses ça allait parfaitement ! Les prix sont assez variables, mais pour 8 € à 15 € on peut trouver une belle assiette. Les poissons type espadon, ou le homard sont par contre assez chers, sur le menu des restaurants, c’est le prix au kilo qui est affiché et ça monte vite !

Une autre chose que j’ai beaucoup aimé, c’est les p’tites choses à tremper. Hoummous, tzatziki, ou encore purée d’aubergines, servies avec des morceaux de pita chauds, mhhh ! 🙂

HoummosHoummous

Purée d'auberginePurée d’aubergine

Cette purée d’aubergine (Eggplant salad) était vraiment très bonne. Les aubergines avaient été cuites au grill, ce qui donne à la chair un bon goût fumé, puis assaisonnées avec de l’ail, de l’oignon rouge,  de l’huile d’olive et une pointe de vinaigre.

TzatzikiTzatziki

Le fameux tzatziki, utilisé tel quel pour tremper, ou en tant que sauce, par exemple pour les pitas. Selon les restaurants, il peut être plus ou moins fluide. C’est un savoureux et très frais mélange de concombres émincés et de yaourt, assaisonné avec de l’oignon, de l’ail, un peu d’huile d’olive, et parfois de la menthe.

Salade de feta

J’ai eu une surprise lorsque j’ai gouté cette « salade de feta » : elle est plutôt épicée ! C’est bon, mais je ne m’y attendais pas du tout, et ça chauffe un peu 🙂 Il s’agit de feta écrasée, liée avec du yaourt et assaisonnée avec du piment.

Toutes ces plats à tremper sont généralement servis comme entrée, et ne coûtent pas très cher, j’ai pu me faire plaisir : 3,5 € à 5 € l’assiette. Souvent, je passais au dessert directement après car la portion est assez correcte. Là encore, ces plats servis frais passaient très très bien !

Une autre fois, après une bonne rando d’une douzaine de kilomètres, nous avons eu envie de plats plus consistants : nous avons commandé une assiette de moussaka et une autre de pastitsio, deux spécialités grecques.

MoussakaMoussaka

Là-aussi, rien à voir avec la moussaka surgelée que j’avais déjà mangée ! C’était simplement délicieux. C’est un gratin monté en plusieurs « couches » à base de tomates, de boeuf haché, d’aubergines cuites, et au-dessus, une bonne couche de béchamel. Je pense essayer d’en refaire bientôt, je mettrai la recette lorsque j’arriverai à un résultat satisfaisant ! A noter qu’une des spécialités de Santorin est l’aubergine blanche, douce et savoureuse.

Pastitsio

Pastitsio

Ce plat est très bon aussi, quoi qu’un peu bourratif ! C’est une sorte de gratin de pâtes à la viande hachée et à la béchamel, avec un peu de fromage (genre de gouda) râpé dessus.

Passons maintenant au sucré !

Au vu du climat, nous avons mangé beaucoup de fruits. Je ne pouvais pas dans cet article passer à côté des figues ! C’est simple : dans toutes les îles visitées, un arbre sur deux ou presque était un figuier, ces arbres poussent très bien là bas et, à la fin août, sont chargés de figues souvent énormes, mures à point, avec un goût de miel incomparable !

Tous les jours ou presque, nous trouvions des figuiers au bord de la route et nous nous gavions de figues vertes à chair blanche, vertes à chair rouge, violettes à chair rouge…

Figues

Figues

Figues de BarbarieFigues de Barbarie

J’ai découvert les figues de Barbarie, qui poussent sur ces gros cactus que l’on voit partout. L’adage « la gourmandise est un vilain défaut » colle très bien à ces fruits : je connaissais de nom seulement, et  poussée par la curiosité j’ai voulu en goûter et en ai attrapé une… à la main ! Grossière erreur ! Les fruits sont couverts de grosses épines que j’ai cru éviter, mais aussi de toutes petites épines… qui me sont restées dans les doigts pendant deux jours !! J’ai appris plus tard qu’il ne faut surtout pas les toucher directement. Mais ça valait le coup quand même, la chair orangée est sucrée et savoureuse ;-).

Une autre dessert tout simple que j’adore, et que j’ai retrouvé au petit déjeuner de certains hôtels, c’est le yaourt à la grecque, nappé de miel. Je pense que je pourrais en manger tous les jours !! Mais attention, ce n’est pas celui vendu en hypermarché, genre en pots ronds et plats avec le nom écrit en caractères pseudo-hélleniques d’une marque que vous reconnaîtrez. Rien à voir ! Le vrai yaourt à la grecque est assez épais, pas très humide, un peu collant et a un petit goût acide. Il est servi nappé de miel, et parfois avec des noisettes pilées.  Un vrai délice !

Yaourt à la grecque

Yaourt à la grecque

La qualité est plutôt variable, j’ai parfois été déçue dans des restaurants où j’ai payé 3,5 € à 4 € l’assiette, où il ressemblait plus à ce que j’ai cité plus haut, alors que dans un hôtel, où le petit déjeuner était à volonté, je pouvais me servir dans un gros saladier de yaourt juste parfait :-).

Sinon, il y a pas mal de pâtisseries orientales, de type baklava et khadaïf (Kataifi en grec), au bon goût de miel. Nous en avons pris une fois pour le petit déjeuner, nous nous sommes régalés !! Pour finir sur une notre (très) gourmande, nous avons découvert, sur l’île de Tinos, une spécialité locale : le Galaktoboureko. Voyez donc !

GalaktobourekoGalaktoboureko

Je suis tombée en amour de ce gâteau feuilleté au lait, au léger goût de cannelle et de fleur d’oranger ! Je me suis jurée de retrouver la recette et de la refaire, car j’en rêve encore :-). J’ai essayé d’identifier la composition : de la pâte filo dessous et dessus, au coeur un mélange de lait sucré, peut-être de la semoule fine et un peu de fleur d’oranger. La cuisinière a saupoudré le gâteau d’une pointe de cannelle.  D’ailleurs si quelqu’un connait la recette je suis preneuse !

Je vous laisse sur cette photo, espérant vous avoir mis l’eau à la bouche !

Îles Grecques – Août 2011

Me revoilà, je rentre tout juste de superbes vacances passées dans les îles Grecques. J’ai été vraiment émerveillée, et ne saurais que trop vous recommander cette destination, qui offre de nombreux avantages : soleil omniprésent avec juste ce qu’il faut de vent pour ne pas souffrir de la chaleur, mer chaude et turquoise bordée de plages au sable noir ou doré, richesses du passé, petits villages pittoresques blancs et bleus, le tout baigné par une lumière splendide…

Si ça peut donner des idées à certains, ou achever d’en convaincre d’autres, je vais vous parler de notre parcours ! 🙂

Tout d’abord et pour commencer, je tiens à préciser que, comme dit plus tôt, non, nous n’avons pas du tout souffert de la chaleur ! Nous avions beaucoup entendu que nous allions nous évaporer en août, eh bien il a fait chaud juste comme il faut, tous les jours, et cela avec un petit vent bien agréable qui apportait de l’air.

Nous sommes partis 15 jours, et avons découvert 5 îles, avec en bonus une escale d’une petite journée à Rhodes.

Carte des îles grecques

Nous avons atterri à Athènes, pris le bateau au port du Pirée puis visité Kos, Santorin (avec l’escale à Rhodes entre les deux), Syros, Mykonos, et Tinos.

Il y a beaucoup d’îles et il a fallu se décider : notre choix s’est porté sur Kos, car nous connaissons un natif de cette île qui nous en a dit que du bien, sur Rhodes un peu au hasard de la traversée, sur Santorin parce que c’est surement l’archétype des îles grecques, sur Mykonos par curiosité, et sur Syros et Tinos pour découvrir des îles moins prisées par les touristes et faire un peu de randonnée.

  • Kos (ou Cos)

Après 12 h de bateau, nous avons débarqué à Kos sous un grand soleil, et avons commencé notre périple par la découverte de la capitale du même nom, jolie ville entourée de remparts. Puis nous avons pris le bus pour découvrir d’autres coins de l’île, notamment le Sud et la plage paradisiaque de Kéfalos. Nous y sommes restés 2 jours, au lieu des 3 initialement prévus, et il nous aurait bien fallu ce temps pour découvrir plus largement cette île !

KosKos – Excavations du port

KosKos – Eglise de Zia

Kos - Arbre d'HippocrateArbre d’Hippocrate

Nous avons découvert des sites archéologiques, de très jolies plages, un coin avec de l’eau chaude sulfureuse où l’on peut se baigner, de chouettes villages pittoresques… Le centre ville et les remparts sont tout en vieilles pierres, c’est magnifique, et la curiosité locale est l’arbre d’Hippocrate. Ce platane est le plus vieil arbre d’Europe, et Hippocrate, le père de la médecine, aimait se reposer sous ses branches. Le tronc est immense !

Kos est située à 4 km des côtes turques et de la ville de Bodrum, on peut facilement y accéder en bateau, pour se faire une journée de promenade dans les souks. Malheureusement, l’horaire de notre ferry a été avancé, ce qui nous a privé de cette escapade, et c’est bien la petite déception du voyage !

  • Rhodes

Le temps « perdu » à Kos à cause du décalage du bateau a été finalement passé à Rhodes, et ce fut une belle suprise ! Entre deux ferries, nous avons donc arpenté la capitale (nommée Rhodes également), avec ses fortifications et sa vieille ville. L’hyper centre est très touristique, il déborde de magasins de souvenirs, de tavernes et de bijouteries, mais est plaisant à visiter de par son architecture unique. On y découvre des églises et une très belle mosquée, un palais… En s’éloignant un peu, on peut se perdre dans de toutes petites rues blanches, embaumant le jasmin et décorées par des bougainvilliers magnifiques, au détour desquelles on croise des chats par dizaines… Nous avons adoré !

RhodesRhodes

  • Santorin

Sans conteste le clou de notre voyage ! Santorin, île volcanique est assez particulière : elle est en forme de caldeira, une sorte de demi cercle, avec au large une île faite de lave, Nea Kameni. Elle est très typique, avec ses villages bleus et blancs perchés sur les falaises. On y monte avec des ânes, un téléphérique pour Fira, ou… à pieds ! Les levers et couchers de soleil y sont magnifiques, je n’en avait jamais vus d’aussi beaux… Les paysages pourraient tous figurer des cartes postales.

Nous y sommes restés 4 jours.

Nous avons visité la capitale, Fira, que l’on voit en arrivant en bateau, on dirait que la falaise est recouverte de neige… On a une vue magnifique sur la mer, on peut se promener dans de jolies ruelles bleues et blanches et arpenter le centre avec les tavernes, magasins, et boutiques d’art. Une descente de 700 marches permet d’accéder au vieux port, départ d’excursions en bateau. Nous avons pris une excursion d’une journée depuis ce point et ne l’avons pas regretté ! A la clé : marche sur l’île volcanique de Nea Kameni, baignade dans des eaux sulfureuses, et découverte de l’île de Thirassia (magnifique !). Pour remonter, nous avons pris le téléphérique :-).

Nous y avons également fait la plus belle randonnée de notre vie, qui relie Fira à Oia, l’autre village typique de l’île. En partant à 6h du matin, nous avons longé la mer sur la falaise pendant 3h30, avec en prime un lever de soleil éblouissant sur la mer et les petites maisons blanches… Un de mes plus beaux souvenirs.

Oia est splendide, avec ses coupoles bleues azur, sur fond de mer bleue aussi, et ses petites maisons colorées… Le + : après une descente raide de quelques centaines de marches, on arrive à un petit port situé en contrebas, Amoudi, avec des tavernes de poissons excellentes où l’on mange des calamars frits les pieds dans l’eau ou presque, et à 5 minutes à pieds, un spot de snorkelling plus que génial…

Enfin, nous avons découvert les plages de Périssa et Kamari, à l’Est de l’île, qui valent le coup d’œil et la trempette !

Santorin - FiraVue sur la caldeira, Fira

SantorinIle de Thirassia

Santorin - OiaOia

Santorin - OiaCoucher de soleil à Oia

Santorin - AmmoudiPort d’Amoudi, Santorin

SantorinPetite église quelque part entre Fira et Oia

Santorin - Perissa beachPlage de Périssa, Santorin

Après ces quatre jours paradisiaques, nous avons embarqué en direction de l’île de Syros, sur laquelle nous sommes restés 1 jour et demi. Le temps de visiter la capitale, Ermoupolis, qui est aussi la capitale des Cyclades. C’est une ville magnifique, toute en vieilles pierres également, qui borde la mer. Sa particularité est qu’elle constitue un escalier géant : construite à flanc de colline, c’est un dédale de ruelles en pente, très fleuries, et pleines de chats ! Nous avons eu un coup de cœur pour cette ville pleine de charme, beaucoup moins touristique que les autres ! Ici, les menus et les prix sont affichés en grec, et beaucoup moins de gens parlent anglais. Il y a une plate-forme dédiée à la baignade, à 5 minutes à pieds du centre-ville, bordée de cabanes de pêcheurs toutes bleues et où ces derniers pêchent tranquillement des petits poissons avant de les jeter aux chats… L’eau y est très claire, et pleine de poissons, nous avons adoré !

SyrosErmoupolis, Syros

Ermoupolis, SyrosErmoupolis, Syros

Ermoupolis, SyrosErmoupolis, Syros

Ermoupolis, SyrosChats à Ermoupolis, Syros

Nous nous sommes ensuite rendus, le temps d’une journée, sur l’île de Mykonos. Cette île est une des plus connues des Cyclades avec Santorin, et traîne une réputation sulfureuse. La nuit, nombre de boîtes de nuits sont ouvertes, souvent « gay-friendly », c’est le coin des fêtards grecs et européens ! Elle est également réputée pour être chère, tant au niveau des hôtels que des bars / restaurants. Pour ces raisons, nous hésitions à nous y rendre, étant plutôt du genre à se lever avec le soleil pour une randonnée que de se coucher à cette heure là ! Eh bien nous n’avons vraiment pas regretté !

En journée, la capitale, Chora, est magnifique ! C’est aussi une petite ville toute blanche et bleue, avec de jolies ruelles fleuries aux odeurs de jasmin, il est très agréable de s’écarter de l’hyper-centre et de traverser les habitations ! On y trouve des toutes petites bijouteries et magasins d’art, des églises… Il y reste également des moulins (l’île moulait le blé de toute la Grèce il y a quelques siècles), et un quartier très chouette, la « Petite Venise », où les maisons sont construites dans la mer.

Un peu plus loin, il y a de belles plages que l’on peut relier à pieds ou en bus. Un escale sur cette île est donc vivement recommandée, et si l’on peut prendre un hébergement sur les îles voisines, c’est mieux pour le porte-monnaie :-).

MykonosChora, Mikonos

MykonosMoulins, Mykonos

C’est la tête pleine de beaux souvenirs que nous avons entamé, le soir, une petite traversée (1/2h) jusqu’à l’île de Tinos, située juste en face. Nous y sommes restés 3 jours.

Cette île est définitivement la plus sauvage de toutes celles que nous avons visitées, et surtout la plus venteuse ! Elle est très exposée au « meltem », le mistral local, ce qui rafraîchit assez la température (et pourtant nous n’avions pas chaud pour autant, je n’ose pas imaginer la température sans le vent). Ce vent fait le charme de l’île, mais c’est assez spécial, car il est assez violent, et constant ! La nuit, les gouttières sifflent, on se croirait en pleine tempête, et le jour, il faut sans cesse tenir son chapeau de peur qu’il soit emporté.

L’autre particularité de cette île est qu’il s’agit du « Lourdes » Grec, cette île-sanctuaire attire un grand nombre de pèlerins pour le 15 août (à éviter donc à cette période si cela ne vous intéresse pas), et les principaux magasins vendent des bougies, des icônes, des croix et autres accessoires religieux. Il y a une grande église, la Panagia, en hauteur par rapport au port ; un chemin en moquette est installé le long de la rue sur 500 m pour les fidèles qui souhaiteraient y monter à genoux.

Les paysages sont aussi particuliers, très sauvages, façonnés en escalier par des siècles de paysannerie. Il y a aussi beaucoup de pigeonniers, l’île est connue pour cela. Nous avons visité également un beau village pittoresque, Pyrgos, qui, pour être original, est bleu et blanc, avec de belles églises avec coupoles azur, du jasmin, des bougainvilliers, des lauriers roses, des ânes et des chats :-). Mais on ne s’en lasse pas !

Cette île est donc pas mal pour s’isoler un peu, faire de la randonnée, découvrir des vestiges archéologiques, et se baigner. Mais gare au vent tout de même, mais on prend vite l’habitude de caler note serviette de plage avec une dizaine de pierres :-D.

Tinos

TinosPigeonnier, Tinos

C’est de cette dernière île que nous sommes rentrés au Pirée, bronzés de la tête au pieds et le cœur joyeux d’avoir vécu des si belles expériences ; autant dire que ce fut des vacances inoubliables !

Je termine ce billet sur un petit point pratique, si ça peut vous aider au niveau de l’organisation. Pour nous, le séjour s’est déroulé sans la moindre anicroche, nous n’avons pas eu l’ombre d’un soucis, sauf peut-être un bateau qui a été décalé, mais pas de beaucoup et nous avions été prévenus.

  • Pratique :

– Avion : vol A/R Paris  – Athènes avec Air France, durée 3 h, payé 240 €  6 mois avant via le site Govoyages.

– Bateau : nous avons pris plusieurs compagnies de ferries pour relier les îles, qui se valent toutes plus ou moins : Blue Star Ferries, Nel Lines, Anek, Aegean Speedlines. Il est possible de réserver en ligne, d’imprimer les réservations reçues par mail puis les échanger contre des billets dans les nombreuses agences situées sur les ports, on ne peut pas les manquer. On peut acquérir directement les billets dans ces mêmes agences, mais nous avions vu qu’il était conseillé de réserver en août, c’est donc ce que nous avons fait. Après avoir vécu ces trajets, nous pensons qu’il est uniquement nécessaire de réserver si on veut embarquer une voiture, ou dormir en couchette, il est facile de prendre une place un peu avant pour aller le le pont. C’est rassurant de réserver, mais on est du coup un peu moins libre !

Nous avons également utilisé le site Greek Travel Pages, qui regroupe les horaires de toutes les compagnies ou presque ; une bonne vue d’ensemble pour organiser le sejour.

Les prix sont assez comparables au train en France je dirais, et restent fixes (pas d’intérêt financier à réserver à l’avance). Ils varient du simple au double si l’on prend une couchette, et sur les petits trajets les hydroglisseurs sont plus chers que les ferries. A titre d’exemple, nous avons payé 5,50 euros pour un trajet d’1/2 h en ferry, 11 € pour un trajet similaire en hydroglisseur, 22 € à 40 € pour des trajets de 4 à 6 heures, 88 € chacun pour le trajet Le Pirée-Kos (12 h), avec couchette , contre 50 € si nous avions choisi de dormir par terre. D’ailleurs, c’est assez faisable, nous l’avons fait lors du trajet Rhodes-Santorin (durée 15 h dont une nuit) pour payer moins cher cette fois-ci , nous avions mis un plaid dans un coin et nous étions aménagé un petit coin.

Ces bateaux sont plutôt ponctuels, il faut bien arriver 1/2 heure à l’avance.

– Bus : les îles sont plutôt bien desservies, nous pensions avoir peut-être besoin de louer un quad ou un scooter, mais le bus nous a permis de faire tout ce qu’on voulait. Là aussi, ils sont très ponctuels, il est préférable d’avoir un peu d’avance ! Coût : 1,60 € le ticket en ce mois d’août 2011, et parfois un peu plus pour des trajets longs (15 – 30 km).

– Hôtels : nous avions réservé des hôtels environ 5 mois à l’avance, via le site Booking. Nous avons trouvé des hôtels pas trop mal, climatisés, avec une chambre double ou duo, une (toute) petite salle de bain privée, et le plus souvent avec petit déjeuner pour des prix variant entre 40 et 55 € la nuit pour 2. A Santorin, le port est éloigné du centre ville, il est conseillé de choisir un hôtel qui se prévaut d’offrir les trajets en minibus, ils le font presque tous et ça évite de payer la navette.

– Sécurité : R.A.S

A noter : les Grecs n’aiment pas beaucoup la carte bancaire, que ce soit dans les tavernes, les boutiques ou les hôtels. Ils ne sont pas très équipés, râlent ou prétendent que le terminal est en panne, ou qu’ils l’ont prêté au frère/cousin/grand-père :-D. Nous conseillons de retirer des espèces en prévision.

Je crois avoir fait le tour, n’hésitez pas à me contacter pour toute question, et encore une fois, les îles Grecques, c’est que du bonheur !

Voyage (culinaire) au Québec – Février 2007

« Dans quelques minutes, nous atterrirons à l’aéroport de Montréal-Trudeau. La température extérieure est de -25°… »
Dans cet article, vous voyagerez un peu de l’autre côté de l’Atlantique, chez nos cousins québécois, et ce en plein hiver : sortez la petite laine ! Ce séjour de 10 jours date de février 2007, j’ai ressorti des photos de mon disque dur et m’y suis replongée pour y extraire ces quelques vues, c’était vraiment un très bon souvenir ! Un vrai hiver comme on en connaît peu !

J’ai visité Montréal majoritairement,  puis ai passé quelques jours à Québec City.

Montréal – Plan d’eau gelé dans un parc

Ce parc de Montréal est doté, l’été, d’un joli plan d’eau… qui se transforme l’hiver venu en une grande patinoire en plein air ! J’y ai passé un bon moment, même si à la fin j’étais plus que transie de froid !

Écureuil sur le Mont-Royal

A Montréal, nous n’avons pas fait exception à la visite du Mont Royal, colline qui surplombe la ville. Cette colline, nommée comme telle par Jacques Cartier donna naissance à la ville qui en emprunta le nom. L’ascension constitue une ballade sympathique, et la vue sur la ville est top !

Calèche sur le Mont-Royal

On peut y monter en calèche, vu les protections vous pouvez vous faire une idée de la température ambiante !

Vue sur Montréal depuis le Mont-Royal

Je garde également un superbe souvenir de ma visite de la ville de Québec ; je suis restée principalement dans la vieille ville. Il y a avait des sapins, des sculptures de glace un peu partout… vraiment typique ! Et c’est aussi là que rentrer en intérieur et boire un chocolat chaud prend tout son sens 🙂 .

Restaurant & sculpture de glace – Québec,Vieille ville

Le Saint Laurent gelé vu depuis le vieux Québec.

Château de Frontenac, Québec

Jolie maison dans la campagne québécoise, en allant vers l’université Mc Gill

Après ces quelques clichés choisis (j’avoue il s’agit des seuls que j’ai pu sauver de l’implosion de feu mon Macbook, sinon j’en aurais mis plus que ça !), voici quelques souvenirs culinaires de ce pays. En avant propos, je dirais qu’on y mange très bien, mais que c’est bien ensuite de marcher un peu, se dépenser… 🙂 (quoiqu’en hiver, le froid ambiant suffit pour dépenser les calories récalcitrantes !).

Je me souviendrai toujours de leurs muffins énormes et délicieux, celui-ci a un parfum typique: le bleuet, sorte de myrtille locale. Une tuerie 😉 !

On ne peut décemment pas faire visiter Montréal sans goûter une poutine ! Après quelques heures à marcher dans le froid ou patiner, ce plat chaud passe très très bien. Je garantis moins cet effet en été, ce plat étant plutôt riche : frites, cheddar jeune, et sauce brune. A s’en damner !

Une autre spécialité qui passe plutôt pas mal, c’est la smoked meat ! Des bonnes tranches de viande fumée sur du pain, un vrai délice.

Et le meilleur pour la fin, un délice rencontré au détour du Vieux Québec : la tire à la neige ! Il s’agit de sirop d’érable chaud versé sur de la neige et enroulé ensuite autour d’un bâtonnet.  Qu’est ce que c’est bon !

Je vous laisse sur cette douce image. Je conseille à tout le monde de visiter cette belle province, peut-être de préférence l’été si le froid vous rebute ; pour moi ça a apporté une atmosphère particulière, j’ai adoré l’hiver québécois !

Bonnes adresses :

  • Allostop Québec : service de covoiturage très développé, pour relier par exemple Montréal à Québec pour un tarif défiant toute concurrence. Il y a des agences dans les villes , et nous n’avons pas eu de soucis pour trouver un chauffeur, même en s’y prenant la veille pour le lendemain.
  • Air Canada : notre compagnie aérienne ! En partenariat avec Lufthansa, nous avons effectué un Lyon-Montréal via Francfort sans encombres, pour un tarif correct (520 €). Le service est très bien.
  • Restaurant La Banquise : LA meilleure adresse de Montréal pour déguster de la poutine ! Des nombreuses variantes sont à la carte (poutine au poulet, à la viande fumée…), cela dans un décor haut en couleur.

Voyage culinaire à New-York

J’inaugure ici une nouvelle catégorie, celle des voyages culinaires ! En effet, lorsque je voyage j’essaie toujours de goûter aux spécialités locales, et j’en profite souvent pour prendre des photos. Je fais donc en ce moment du tri pour préparer des articles sur ce sujet.

Parce que la gastronomie fait partie de la culture d’une pays, et pour vous faire voyager les papilles, voici un premier récit de voyage culinaire à New-York.

Là-bas, l’alimentation est aussi extravagante, démesurée, et diverse que la ville peut l’être ! On peut y trouver à manger à toute heure, à tous les coins de rue, de la finger-food ou des plats gastronomiques, de la nourriture chinoise, russe, française, mexicaine… et j’en passe. Les New-Yorkais ont l’Empire State Building, ils ont aussi les yaourts « light » ou « low fat » à 220 kcal l’unité :-). Oui, véridique, mais bon, le pot de yaourt individuel peut avoir une contenance d’1,5 fois un pot de yaourt de chez nous, ceci explique cela. Je garde le souvenir d’un rayon entier d’une supérette uniquement dédié aux différents « toppings » (nappages) que l’on peut mettre sur les gâteaux et glaces : sauce chocolat, sauce caramel, sauce fraise, sucre coloré, vermicelles en sucre… On voit dans les restaurants des desserts indécents type « Cheesecake au caramel, noix de pécan et morceaux de cookies, sauce chocolat sur sa base de brownie et avec sa glace vanille ». J’exagère à peine ! Nous avions essayé de prendre le format « big » d’une portion de glace Ben&Jerry’s sur la plage, en se disant qu’on partagerait… Je crois que mon estomac s’en souvient encore :-D.

Pour commencer sur une note sucrée, voici quelques photos de cakes et cupcakes justes magnifiques vus à l’épicerie fine Dean & Deluca, sur Broadway. Dans cette épicerie/traiteur assez connue, on trouve plein d’aliments très fins, et plutôt pas donnés. Le coin « pâtisserie » est à tomber, j’y serais bien restée une heure, juste pour regarder ! Voyez plutôt ces couleurs, ces décos … Si j’essaie aujourd’hui de progresser en pâtisserie, c’est pour un jour arriver à ça :

Vanilla Raspberry Cake, Angel Food Cake, Red Velvet Cake, Tropical Cake, Green tea Mousse Cake, Lemon Blossom Cake, Hazelnut Crush Cake, « Crêpes Mademoiselle » …

Pour indication, les prix de ces merveilles, en août 2009, variaient entre $20 et $50… la livre !

Dans ce même magasin, vu au rayon boucherie, le Cowboy Steak :

Ca c’est un un steak de mec, de vrai ! Mais sinon, en vrai, qui pourrait finir un truc aussi gros ?

Petit souvenir d’un brunch à Greenwich Village :

Une assiette typique, qui fut délicieuse : gratin de pommes de terre, œufs brouillés, bacon et pain grillé. C’était un menu à 13$, il y avait en plus quelques petits scones à déguster avec de la confiture et… open bar sur les frozen margarita/bloody mary/mimosa pendant une heure ! Le tout servi dans un cadre super, un « diner » comme on peut voir dans les films, avec des murs en brique et un immense néon Coca-Cola.

Un panneau publicitaire photographié dans la rue : les BreadBowl Pasta. Une nouveauté de Domino’s Pizza : des pâtes en sauce dans un conteneur… en pain !

Etouffe-chrétien ? Riche ? Nooon, pas du tout ! Heureusement que les pâtes sont « aussi disponibles sans le bol en pain »…

Ci-dessous, ce qui fut un des plus beaux jours de ma vie, après 8 jours sans fromage ou presque (le fromage-plastique hors de prix acheté à Gristedes pour mettre dans les sandwiches ne m’a pas laissé un souvenir impérissable…) : un GRATIN de macaronis au CHEDDAR :

Servi dans un petit poêlon en fonte dans un petit restaurant du sud de Manhattan, ce gratin était juste à pleurer. Bien crémeux, blindé de cheddar, une réussite assurée 🙂 Je sentais vraiment que j’avais une carence en fromage, j’en rêvais la nuit, et là, rien qu’avec l’odeur qui émanait des cuisines, les larmes me montaient aux yeux. J’exagère même pas. Ça c’était la version M pour Medium, la moyenne portion, dur dur de finir !

Pour finir sur un plat typique, un vrai burger américain servi dans un petit resto pas loin de Central Park et de notre hôtel :

Juste au top ! Je mets en garde tout de même, après un burger pareil, le ventre a tendance à toucher terre :-).

Je n’ai pas de photos malheureusement des assiettes garnies de nouilles, de viande et de légumes dégustées à Chinatown, ou des burritos à se damner mangés dans un p’tit mexicain de Brooklyn, mais sachez que ces plats valaient le détour.

Je me souviens que par contre, le soir nous n’avions juste pas faim 😀 Nous achetions quelques fruits au petit vendeur du coin de la rue, et nous nous sustentions d’une demi-mangue par personne, ou quelques prunes…

Pour conclure, des beaux souvenirs culinaires, quoiqu’un peu riches, mais en marchant toute la journée (et il y a de quoi marcher ! ) on compense !

Notre tour d’Islande – Août 2010

Un petit retour sur le beau, magnifique, inoubliable voyage que nous avons fait cet été : le tour de l’Islande.

Un peu frais par moments, mais quel spectacle… On en a pris plein les yeux tous les jours… Je ne savais pas qu’il existait tant de nuances de vert et de bleu !

Ce pays est pour moi la définition même de la nature : on y voit l’eau sous toutes ses formes, (mer, glaciers, lac glaciaires, cascades, torrents, lacs…) les montagnes, les prairies, les volcans…

Nous avons atterri à l’aéroport international de Reykjavik (à l’Ouest de l’île), nous avons loué une voiture, et fait le tour de l’île d’Est en Ouest en longeant les côtes (environ 1900 km parcourus). Ci-dessous une carte pour vous repérer :

Voici une sélection de photos de notre voyage, placées chronologiquement (donc d’Est en Ouest).

Le 1er jour, nous sommes allés nous baigner au Blue Lagoon, pas très loin de l’aéroport. Inoubliable ! Dans ce SPA en plein air, on se baigne dans des eaux laiteuses à 37° C, on ne sent pas du tout le froid ambiant, et le bien-être est total. A noter : le prix d’entrée pour les adultes est d’environ 28 €.

En fin d’après-midi, nous avons fait une halte à la zone géothermique de Krisuvik. Nous avons pu y voir des fumées de soufre qui sortaient du sol, de la boue qui bouillonnait, c’était impressionnant. Le sol était tiède au toucher, et les pierres joliment colorées.

Le deuxième jour, nous sommes allés visiter le Parc National de Thingvellir. C’est le lieu de rassemblement originel d’un des plus vieux parlements du monde : l’Althing. Là encore, c’était magnifique !

Un peu plus tard dans la journée, nous avons vu ce qui fut peut-être le plus impressionnant de notre voyage : le geyser Strokkur, dans le site de Geysir. L’eau jaillit toutes les 5 – 6 minutes, et le geyser est plus ou moins haut : je dirais entre 10 et 20 mètres. C’est génial de voir l’eau qui bout dans le trou de plus en plus fort, jusqu’au moment où elle monte ! Et selon la présence ou non de vent, les touristes peuvent se faire asperger :-).

Pour terminer cette journée riche en émotions, nous sommes allés voir les chutes de Gullfoss. Ces doubles chutes bouillonnantes de 32 et 70 m de haut offrent un spectacle majestueux ! De la vapeur d’eau remontait jusqu’à nous, et nous avions entendu le bruit depuis le parking, à 500 m…

Le point marquant de notre 3° journée fut la nuit que nous avons passée au « camping » de Thakgil, à une dizaine de km au nord de Vik. Nous n’avions pas trouvé d’hébergement dans cette ville (même 3 mois à l’avance !) et avions finalement opté pour ce lieu, « seulement à 10 km »… Mais 10 km de très mauvaise route, réalisés avec une voiture de location qui n’avait rien d’un 4*4 ça donne presque 3/4 h de trajet au beau milieu de nulle part… Et on est arrivés là, dans ces petits bungalows pour 4, perdus dans la nature, meublés avec du mobilier IKEA :-). On y a bien dormi, mais la douche (dans  un autre bungalow), fut rapide vu l’isolation. Rétrospectivement on en rit, mais sur le coup nous nous demandions vraiment où nous allions !

Le lendemain matin, balade inoubliable sur la plage de sable noir de Vik. Une atmosphère grise et noire comme nulle part ailleurs… Nous y avons vu des multitudes d’oiseaux (et pas de macareux malheureusement, comme vendu dans les guides), et surtout un phoque qui nageait, d’assez près !

Plus tard dans la journée, nous sommes arrivés (encore) à un lieu magique : le Jökulsarlon. Cette lagune glaciaire, c’est un des des endroits où le Vatnajökull (le plus grand glacier d’Islande) se jette dans la mer. On y voir d’énormes icebergs gris et bleus détachés du glacier qui flottent, c’est assez surréaliste… Nous y avons fait une balade en bateau, il faisait très très froid, mais ça valait le coup pour la vue, et les explications de Gunna, notre guide.

Nous avons dormi le soir à Höfn (à prononcer « Keupn« , signifie « Port »), jolie ville portuaire du Sud-Est. On y a une très belle belle vue sur les langues du glacier Vatnajökull.

Le lendemain, nous avons longé la côte, découvert les fjörds de l’Est (toutes les villes qui se terminent en -fjördur ;-)) et sommes arrivés en fin d’après-midi à Seyðisfjörður. Ce petit village est entouré de montagnes, et est accolé à une longue bande de mer. Vraiment très joli !

Le lendemain, direction Lac Myvatn (sous la pluie puis la neige !). Mention spéciale à Dimmurborgir, ce champ de lave dans lequel on peut se promener : Tolkien a du venir ici lorsqu’il a imaginé le Mordor !

En toute fin d’après-midi, et toujours sous la pluie, nous sommes arrivés à la deuxième ville d’Islande, Akureyri (17 500 hab. !), après un détour par la petite ville côtière d’Husavik dont voici la belle église ! Husavik est le point de départ de balades en mer pour voir les baleines (pas possible pour nous à cause du temps) et pour voir les aurores boréales (pas la saison pour nous, dommage !).

Une photo prise en route, dans le Nord de l’île…

Deux jours plus tard, nous étions dans la péninsule de Snæfellsnes, à L’Est de l’île. Là encore de beaux, très beaux paysages à perte de vue. Remarquez le volcan (éteint) Snæfellsjökull, avec son panache neigeux au bout de la péninsule ! Nous avons marché sur ce volcan, on y a une très belle vue !

Et voilà, nous avons bouclé la boucle, nous revoilà à Reykjavik ! Nous avons pris 2 jours pour visiter cette capitale, qui gagne à être connue ! Cette ville n’est pas grande, mais est très charmante. Par certains côtés on se serait crus à New-York, à Greenwich Village ou Soho : des boutiques bobo, des drapeaux arc-en-ciel aux fenêtres. Le port est chouette, les baleiniers y côtoient les bateaux d’observation de baleines (logique), nous avons aimé s’y balader. Coup de cœur pour l’église Hallgrímskirkja, l’église de Reykjavik, toute blanche et en forme d’orgue basaltique, avec devant la statue du fils d’Erik Le Rouge, le valeureux Leifur Eriksson, qui a navigué jusqu’en Amérique. L’intérieur est blanc et très lumineux, il y a une vraie orgue qui est énorme, j’ai adoré cette église si atypique.

J’espère vous avoir donné envie, en tout cas je recommande chaudement ce voyage à tous les amoureux de la nature et des beaux paysages !

  • Pratique :

– Nous sommes partis avec Icelandair, la compagnie nationale Islandaise. Ils sont très bien, j’étais déjà passée par eux pour aller à New-York, ils ont des prix défiant toute concurrence. Par contre, le personnel de bord ne parle qu’anglais et islandais, pareil pour les films proposés à bord. Les en-cas sont payants, comme pour les compagnies low cost.

Coût pour A/R Paris-Reykjavik en Août 2010, réservé 4 mois avant : 215 euros.

– Nous avons logé dans des auberges de jeunesse, il y a tout un réseau sur l’île. Nous les avons réservé par avance via le site Hostel.is, et ils étaient très corrects. Les prix sont un peu chers, comme en général dans ce pays : 25-30 euros/personne/nuit.

– Pour la location de voiture, nous sommes passés par Geysir Car Rental. Les prix étant exorbitants, nous avons cherché un peu et avons trouvé cette compagnie. Les locaux sont à 500 m de l’aéroport, et leur service est très bien. L’assurance anti-gravillons n’est pas du luxe, si vous ne voulez pas frôler la crise cardiaque dès que vous croisez un 4×4 sur une petite route. Coût : 660 euros pour 10 jours, assurances comprises, pour une Fiat Punto (automatique 🙁 ) .

Italie Novembre 2010 – Lacs de Côme et de Garde

Un de mes plus beaux souvenirs de 2010 a été notre petit voyage en Italie début novembre. J’ai toujours voulu aller du côté des lacs du Nord, réputés comme magnifiques.

Je n’ai vraiment pas été déçue, le mot « magnifique » a même été un peu faible. C’était tout début novembre, nous avons profité des derniers rayons de soleil qui baignaient les paysages de cette lumière dorée, si particulière à l’automne… Avec les arbres qui changeaient de couleur, c’était vraiment chouette !

Nous avons commencé par le Lac de Côme. Il est situé à 4h de route de Grenoble à peu près, et, même si il faut prévoir un petit budget péage (oui, même passé le tunnel du Fréjus nous avons fait des arrêts très fréquents à diverses gares de péage…), la route se fait bien, et ça vaut le coup, même pour un week end prolongé !

Nous nous sommes arrêtés pour pique-niquer dans le village de Sala Comacina, sur un banc au bord de l’eau et avons mangé notre sandwich presque seuls au monde, avec quelques canards et cygnes. Ce village est très joli, les maisons sont construites en vieilles pierres, elles ont beaucoup de charme !

Après s’être promenés au bord du lac, nous sommes allés à Côme où nous sommes restés jusqu’au coucher du soleil et avons repris la voiture pour dormir un peu plus loin. C’est une jolie ville aussi, que nous avons pris beaucoup de plaisir à découvrir (jolies rues, places et vieux bâtiments de pierre…)

Le lendemain, nous nous sommes levés tôt pour aller au Lac de Garde. Nous avons traversé des paysages typiques : champs d’oliviers, vieilles bâtisses et cyprès, cela au petit jour. Je crois que les paysages les plus beaux se trouvent au début d’une journée de grand soleil…

Vers 9h30, nous étions dans la magnifique petite ville Desenzano del Garda. Les rues sont vraiment typiques, il y a un château en haut de la ville, on y monte par des petits escaliers, et la vue est superbe. Nous nous sommes promenés sur la jetée, et avons admiré le lac et ses brumes matinales (et donné du pain aux canards :)).

Puis un peu plus tard, nous nous sommes rendus à Sirmione, très belle commune située à l’extrémité d’une presque-île qui s’avance dans le Lac. Il y a un château, une petit centre-ville et des oliviers. La ville de Garde est très jolie aussi, très verte, et avec de beaux bâtiments également.

Je pense que si on a un peu de temps, on peut se régaler à découvrir les petits villages tout autour des Lacs, à se balader… J’imagine que ce doit être une très belle destination pour des vacances d’été, pour s’y baigner, et y profiter des paysages et de cette douceur de vivre…

Pratique :

  • Nous sommes partis en voiture, avec notre GPS qui contient les cartes des pays européens. Pour le tunnel du Fréjus, il vaut mieux prendre un aller/retour d’un coup, bien plus rentable que de prendre deux passages « simples » séparément.

En bonus, quelques autres photos :

Bruges Mai 2007

10 bonnes raisons de partir en WE prolongé à Bruges, en Belgique :

1. Tout est très très très (très) joli : le centre-ville et ses vieux bâtiments, les canaux qui traversent la ville, les espaces verts…

2. C’est terriblement romantique : on peut faire un voeu au bord du lac d’Amour (Minnewater), effectuer une promenade en barque le long des canaux qui traversent la vieille ville, s’asseoir sur un banc pour discuter à l’ombre d’un saule pleureur, ou même se promener dans les petites ruelles, à pieds ou en calèche. Bruges porte bien son surnom de « Venise du Nord », et son ambiance n’a rien à envier à celle de son homonyme italienne.

3. C’est très bien desservi : on peut y aller directement en TGV (1h depuis Lille), la gare n’est pas loin du tout du centre-ville, ce dernier n’est pas grand et une fois sur place on peut tout faire à pieds. On peut louer des vélos si on veut, mais pas besoin de voiture.  Les prix ne sont pas excessifs sur place (possibilité de trouver à dormir à des tarifs raisonnables en anticipant un peu, les repas ne sont pas plus chers qu’en France…), ce qui en fait un WE sympa ET abordable.

4. On peut aller à la mer : Bruges n’est pas loin du tout de la mer, en une petite demi-heure en train on rejoint Ostende, sorte de Deauville belge. J’ai adoré me balader sur cette plage de la Mer du Nord, avec son ciel constellé de dizaines de cerfs-volants… On peut prendre le tramway de la côte belge, pour monter jusqu’à Knocke, jolie station balnéaire à la limite de la frontière avec la Hollande…

5. Il y a le musée du Chocolat, avec une dégustation à la clé. Pas besoin de plus de détails, cette raison se suffit à elle même 😉

6. On n’y prend pas de coups de soleil et il y a moins de touristes que sur la Côte d’Azur : il y a beaucoup de verdure, de coins d’ombre, et les villes d’eau sont souvent plus fraîches. J’y suis allée pour un pont de mai, il y a fait très beau mais pas trop chaud, juste parfait ! Et il n’y avait pas de trop de monde, pas de flot de touristes à chaque coin de rue. Après, j’ai lu que ce n’était pas la même en Juillet / Août, il y fait toujours beau mais c’est beaucoup plus fréquenté paraît-il.

7.  Il y a le charme du Ch’Nord : beffroi & carillons, maisons de briques rouges, toits en escaliers, bières, gaufres et moules-frites… J’adore cette ambiance, ces paysages si particuliers… C’est vraiment quelque chose. Pour se rendre compte de la chaleur et l’amabilité des Belges, il ne faut par contre pas s’arrêter aux serveurs des restaurants de la Grand Place. Faites donc quelques pas et éloignez-vous du centre-ville pour dîner dans des endroits très sympathiques et chaleureux.

8. Il y a plein de cygnes et de canards : pour qui apprécie la faune aviaire, en mai on y voit des foules de canetons ou de bébés poules d’eau qui font leurs premiers pas. Moi ça me plaît.

9. C’est une ville d’art et d’histoire : Bruges est une ville qui a conservé sa parure médiévale, et qui a été fréquentée et représentée par de nombreux peintres. On peut aller arpenter quelques musées sur la ville, son patrimoine, et sur son art. Et c’est vraiment intéressant.

10. A votre avis, il vient d’où Jeff de Bruges ? 🙂

New York Août 2009

Un petit article sur notre séjour de 2 semaines à New York en août 2009 : surement notre voyage le plus mémorable !

Je peux recommander cette ville à tout le monde : il y en vraiment pour tous les goûts !

Fans d’art et de musées, vous y trouverez certains des plus prestigieux musées du monde : le MOMA pour l’art moderne, le Metropolitan pour les tableaux et les vestiges de civilisations, le Guggenheim pour l’art moderne et sa structure en hélice si particulière, l’American Museum of Natural History pour sa collection de squelettes de dino (mon coup de coeur, je ne voulais plus repartir), le musée de l’Immigration sur Ellis Island (On ne voir plus « le Parrain II » de la même façon), et tant d’autres…

Fans de verdure, vous pourrez vous promener dans les 341 hectares de Central Park : on ne se croirait pas en ville, jusqu’au moment où on arrive au bout et que les buildings géants vous sautent aux yeux… Vous pourrez aussi fréquenter les multiples autres parcs de la ville et croiser les dizaines d’écureuils qui les habitent, ou déambuler dans les quartiers d’East Village, ou Greenwich Village, aux rues bordées de grands arbres en tous genres…

Accros comme moi au shopping, vous ne pourrez que vous sentir dans votre élément : Entre Macy’s , un des plus grands magasins du monde, les multiples magasins de la 5° avenue, tous plus alléchants les uns que les autres dans leur genre, les friperies et les magasins vintage de Soho, l’Apple Store géant… A tous les coins de rue on croise des enseignes que l’on a vu/entendu parler dans les magazines, c’est assez extraordinaire ! Je suis revenue pour ma part avec une paire de Converse (à 30 € !), un jean, quelques tee-shirts… J’ai vraiment du me raisonner ! Sans parler des petites boutiques de livres, d’art, de comics, des fripes…

Fans de musique, vous pourrez aller écouter du jazz à Harlem (un peu cher la soirée par contre), assister à des messes gospel dans le même quartier, aller voir une comédie musicale à Broadway, fréquenter des salles de concerts connues, ou flâner dans des magasins de musiques ou de disques super originaux, qui semblent receler des trésors dans chaque rayon…

Fans de plage, moyennant un peu de temps passé dans les transports en commun, vous pourrez aller dorer à Long Island, ou à Staten Island…

Pour le côté culinaire, c’est pas mal non plus quoi que l’on puisse en penser : nous y avons mangé des super plats chinois, des tacos excellents, de bons gros burgers suivis de cheesecake bien sur, de bons fruits frais achetés au commerçant du coin de la rue, brunché à Greenwich Village (avec open bar sur les cocktails pendant 1h, mmmh) et bu des frozen Cosmo 🙂

Si vous cherchez le dépaysement, vous passerez en quelques stations de métro des quartiers d’affaires de Manhattan où grouillent les cadres dynamiques et les taxis jaunes, à Chinatown, à Little Italy ou à Little Odessa, ou encore aux multiples néons, écrans et enseignes clignotants de Time Square

Venir à New York, c’est aussi en prendre plein les yeux avec des paysages uniques : le coucher de soleil sur la Skyline depuis le bateau, la statue de la Liberté, la vue sur les gratte-ciels depuis le pont de Brooklyn, le même pont vu d’en dessous, la vue sur la ville depuis le haut de l’Empire State Building… On passe notre temps les yeux en l’air 🙂

Un coup de coeur pour Coney Island,ses attractions et ses baraques de fête foraine qui semblent venir tout droit d’un livre de Stephen King …

Et enfin, cette impression qui ne nous quitte pas, celle d’être dans une série ou un film, celle d’avoir déjà vu ces lieux quelque part, déjà entendu ces sonneries d’ambulance ou de voiture de police…

Vous l’aurez compris je recommande ! NYC : the place to be !

Irlande Mars 2011

Quelques photos de notre second week-end prolongé de ce printemps : nous sommes allés chez mon frère, qui fait ses études à Letterkenny, au nord de l’Irlande. Nous y sommes restés 5 jours et avons loué une voiture.

Nous avons sillonné le comté de Donegal, visité la sublime et étonnante Chaussée des Géants, sommes allés dans le Connemara (« Terre brûlée, au vent, des landes de pierre … vive Sardou grâce à qui nous avons eu cette chanson dans la tête pendant tout le séjour :D), à Galway, aux Cliffs of Moher, à Derry, et à Belfast.

Beau programme, surtout sur 5 jours 😀 On gardera en tête des paysages magiques, des musiques entraînantes, en bref un très beau souvenir, malgré le temps couvert : c’est ce qui fait le charme de l’Irlande !

Ecosse Mars 2010

Nous avons effectué un joli WE prolongé en Ecosse, en Mars 2010. Nous sommes arrivés à Édimbourg un samedi soir, pour repartir le lendemain matin, direction les Highlands !

Nous avons vraiment aimé ces paysages splendides, calmes et sauvages… Lochs, landes recouvertes de bruyère, et sommets enneigés parfois illuminés par un rayon de soleil, la nature écossaise enivre autant qu’un verre de whisky pur malt !

PS : on a bien fouillé le Loch Ness, pas vu Nessie (sauf en plastique violet).

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