Matouille (Tome des Bauges chaude)

Comme vous le savez, je suis d’origine (Haute) Savoyarde ;-), et par chez moi, l’hiver, on aime les plats dégoulinants de fromage ! Et de calories, mais c’est une autre histoire, et il faut bien ça pour combattre le froid ambiant.

Vous connaissez déjà tous la sacro-sainte trilogie « tartiflette – raclette – fondue« , peut-être aussi la croziflette, mais la matouille ?

Cette recette qui nous vient des Bauges est vraiment excellente. En commun avec certaines autres recettes citées plus haut, du fromage fondu, des pommes de terre, de la charcuterie : que du bonheur ! Et la tome apporte un petit goût différent vraiment intéressant.

Le seul truc, c’est qu’il faut avoir un plat de la bonne taille, qui soit rond à bords hauts pour bien épouser la forme de la tome. Un petit moule à manqué peut faire l’affaire, sinon on trouve des plats à matouille dans les magasins de souvenirs en Haute-Savoie, ou en Savoie.

MatouilleIngrédients pour 4 à 5 personnes

  • 1 Tome des Bauges
  • 2-3 gousses d’ail
  • 1 verre de vin blanc de Savoie
  • 5 grosses pommes de terre à chair ferme
  • Charcuterie (jambon cru, jambon blanc, rosette…)
  • Salade verte

– Préchauffez le four à 200 degrés.
– Grattez toute la croûte de la Tome.
– Disposez la Tome des Bauges dans un plat ayant environ la taille du fromage.
– Pelez les gousses d’ail et coupez les en 2 dans le sens de la hauteur.
– Faites 4 à 6 trous dans lesquels vous disposerez les morceaux de gousses d’ail.
– Arrosez avec le vin blanc.
– Enfournez environ une demi-heure, jusqu’à ce que la pâte de la Tome des Bauges soit coulante.
– Pendant ce temps, faire cuire les pommes de terre à l’eau.
– Posez le plat sur la table, et servir des morceaux de fromage fondu directement sur les pommes de terre.
– Accompagnez avec la charcuterie et la salade verte.

 

Restaurant Le Carré des Sens, à Chambéry

Aujourd’hui, nous avions rendez-vous en famille pour déjeuner au restaurant « Le Carré des Sens« , à Chambéry. Ce restaurant de type « semi-gastronomique » est situé en plein centre, tout près du Carré Curial pour ceux qui connaissent. Il faisait bien chaud, nous avons pu apprécier l’agréable terrasse ombragée, c’était un très bon moment !

Le chef Julien Rorato y propose depuis un peu moins d’un an sa cuisine « moderne et respectueuse des produits de son environnement ».

Nous avons tous pris le menu à 31 euros où il fallait choisir une entrée, un plat et un dessert dans la carte, plus un apéro.

Mention spéciale à leur carte de bières, proposant de la bière blanche « Brasserie du Mont-Blanc », bière locale fort appréciée par les amateurs du jour :-).

Bière blancheBière blanche « Brasserie du Mont-Blanc »

Nous avons tous pris la même entrée : la « Tomate-Mozzarella Revisitée » (Tomates Multicolores, Espuma Mozzarella di Buffala, Gaspacho Tomate Cerise, Crumble Parmesan et Pesto). Vraiment très bon ! Les tomates avaient beaucoup de goût et le petit crumble était top. L’espuma était bonne, mais, si je peux me permettre, si on m’avait dit qu’elle était composée de mozza classique cela ne m’aurait pas étonnée outre mesure, elle ne « sortait pas de l’ordinaire ».

La Tomate-Mozzarella Revisitée : Tomates Multicolores, Espuma Mozzarella Di Buffalla, Gaspacho Tomate Cerise, Crumble Parmesan et PestoLa Tomate-Mozzarella Revisitée : Tomates Multicolores, Espuma Mozzarella Di Buffala,Gaspacho Tomate Cerise, Crumble Parmesan et Pesto

Mon plat : le « Minestrone de Gambas aux Mogettes de Vendée et Petits Légumes, Coriandre et Parmesan ». C’était très bon, un peu épicé juste comme il faut, et plutôt léger à déguster. Parfait pour moi, surtout en été, M. Poire Chocolat qui a pris la même chosé eut peut-être aimé plus de quantité ;-).

Les autres ont testé la Noix d’Entrecôte Black Angus, Artichauts Poivrade et Pommes de Terre Rattes du Touquet, Jus au Lard Fumé, un très bon morceau de viande.

Le Minestrone de Gambas aux Mogettes de Vendée et Petits Légumes, Coriandre et ParmesanLe Minestrone de Gambas aux Mogettes de Vendée et Petits Légumes, Coriandre et Parmesan

Comme dessert, les autres convives ont opté pour le « Pain de Gènes, Crème Diplomate à la Pistache, Framboises Fraîches, Glace Miel-Lavande », j’ai goûté et bien aimé, mais nous étions tous d’accord pour dire que la glace à lavande c’est… surprenant :-).

Pour ma part j’ai choisi comme dessert la « Sphère Meringuée, Fraises Gariguettes, Gelée de Chambérysette, Sorbet Bergamote » : très réussi ! Léger, frais, équilibré, un vrai délice ! Les fraises avaient beaucoup de goût, le tout était original, rien à redire.

Dessert Carré des SensLa Sphère Meringuée, Fraises Gariguettes, Gelée de Chambérysette, Sorbet Bergamote

  • Les + : L’utilisation de produits frais, le dressage, la recherche du goût dans tous les plats, le timing et le service.
  • Les – : Pas vraiment de moins, tout s’est très bien passé. Mon frère avait demandé sa viande saignante, elle était peut-être un tout petit peu trop cuite mais rien de catastrophique.
  • L’addition : 144 euros à 4, avec apéritif. Correct à mon sens pour une table de ce type.

Restaurant « Le Carré des Sens »
32 Place Monge
73000 Chambéry
Tél. : +33 (0)4 79 65 98 07
Site web : http://carredessens-chambery.com

Saint-Genix

Voici une recette bien de chez nous : le Saint-Genix. Cette brioche au pralines roses et au sucre perlé nous vient de Saint-Genix-sur-Guiers, village de Savoie presque limitrophe avec l’Isère. Si vous êtes de la région, c’est quasi-sûr que vous avez déjà goûté cette spécialité, en dessert dominical ou à l’heure du café !

Comme toute brioche, il faut s’y prendre la veille, mais le résultat vaut bien l’attente :-).

Saint-Genix

Ingrédients pour 1 gros Saint-Genix (ou 2 petits) :

  • 500 g de farine
  • 250 g d’œufs entiers (un peu moins de 6 œufs, le reste servira à dorer)
  • 2 sachets de levure de boulanger
  • 50 g de lait tiède
  • 250 g de beurre
  • 60 g de sucre
  • 2 pincées de sel
  • 200 g de pralines roses concassées + 10 entières
  • 4 c. à soupe de sucre perlé

– Délayez la levure avec le lait.
– Coupez le beurre en dés.
– Disposez dans le bol d’un robot les œufs entiers, le sucre, la farine, le sel. Mélangez quelques secondes.
– Ajoutez le mélange lait/levure en plusieurs fois, tout en mélangeant bien.
– Ajoutez les dés de beurre.
– Pétrissez  au robot (à la feuille) juste le temps que le mélange se détache des parois. Vous pouvez aussi le faire à la main si vous n’avez pas de robot.
– Déposez la pâte dans un cul de poule, et laisser pousser 30 min à température ambiante.
– Étalez grossièrement la pâte sur une plaque, filmez et entreposez une nuit au réfrigérateur.
– Le lendemain, étalez la pâte sur une surface farinée, pliez-la en quatre et recommencez cette opération à deux reprises.
– Déposez les pralines concassées au milieu de la pâte, et refermez le tout en formant une boule.
– Laissez lever 2 heures. Dorez le dessus, ajoutez quelques pralines entières et du sucre perlé.
– Enfournez 30 minutes à 160°.

Glace maison au Génépi

L’autre jour, j’ai fait un nouveau test de glace maison. Après la glace au Grand Marnier, la glace aux Caranougats, voici la glace au Génépi.

Aromatisée à la fameuse  liqueur emblématique des Alpes, elle est top pour digérer après une fondue ou une raclette, et reste dans le thème du menu savoyard :-).

Nous avons vraiment apprécié, la texture est bien, on retrouve bien le goût du Génépi, et ça n’est pas trop fort pour autant.

Glace-GenepiIngrédients pour 1 l de glace :

  • 180 ml de lait entier
  • 70 g de sucre
  • 1 œuf
  • 325 g de crème fleurette
  • 8 c. à soupe de Génépi

– La veille, entreposez le bac de la sorbetière au congélateur.
– Le jour-même, versez la crème dans un saladier, et entreposez au frais.
– Chauffez le lait.
– Battez l’œuf avec le sucre.
– Versez lentement le lait chaud dans le mélange œuf/sucre tout en continuant à battre.
– Reversez le mélange obtenu dans la casserole ayant servi à chauffer le lait, et chauffez-le à feu doux tout en remuant fermement jusqu’à ce qu’il commence à épaissir. Ne le laissez pas bouillir !
– Ajoutez le Génépi et mélangez bien.
– Laissez refroidir la crème anglaise aromatisée obtenue à température ambiante.
– Ajoutez-y la crème liquide et mélangez.
– Versez le tout dans la sorbetière et laissez-la tourner pendant 30 minutes.
– Mettez la glace dans un bac au congélateur pendant 1/2 h minimum.
– Sortez-la 10 minutes avant de la déguster.
– Enjoy !

Cette glace est également délicieuse façon « trou normand », c’est à dire arrosée d’un peu de génépi.

Diots au vin blanc

Le froid revient, il n’est donc pas trop tard pour servir ce plat bien montagnard : les diots au vin blanc.

J’aime beaucoup ces saucisses de porc typiques de ma Savoie, qu’on sert chaudes ou froides, en plat complet ou parfois en sandwich, et traditionnellement cuisinées au vin rouge ou blanc. Pour ma part c’est au vin blanc que je les préfère !

Diots vin blancIngrédients pour 6 à 8 personnes :

  • 12 diots (ici la moitié fumés / la moitié nature)
  • 20 g de beurre
  • 3 c. à soupe de farine
  • 3 oignons
  • 1 l de vin blanc de Savoie
  • Poivre du moulin
  • 3 ou 4 feuilles de laurier (facultatif)

– Piquez les diots, et déposez-les dans une poêle, un faitout, ou tout autre récipient anti-adhésif.
– Faites-les cuire à feu moyen-fort environ 5 min, jusqu’à qu’ils soient bien dorés. Réservez.
– Epluchez et émincez les oignons.
– Déposez-les dans le faitout avec le beurre et le gras des diots, et faites-les revenir jusqu’à qu’ils soient translucides.
– Saupoudrez de farine, mélangez bien.
– Ajoutez les diots, le laurier, poivrez, et mouillez au vin blanc.
– Couvrez et laissez mijoter à feu doux pendant 45 minutes.

Servez avec de la polenta ou des crozets !

Croziflette

Voici un plat d’hiver que j’adore : la croziflette :-). Comme tout plat savoyard qui se respecte, il ne faut pas compter les calories, mais qu’est ce que c’est bon !

Pour ceux qui ne connaissent pas, ça ressemble beaucoup à la fameuse tartiflette, mais on remplace les tartifles (patates) par des crozets, petites pâtes savoyardes carrées au sarrasin. Pour le reste, on ne change pas une équipe qui gagne : reblochon, lardons, oignons, crème, vin blanc.

Les quelques degrés en moins du week-end dernier nous ont donné un prétexte, et on s’est bien régalés !

Croziflette

  • Préparation : 20 min
  • Cuisson : 15 min

Ingrédients pour un plat (4 personnes) :

  • 300 g de crozets au sarrasin
  • 100 g de lardons
  • 1 oignon
  • 3/4 de reblochon, ou 1 petit
  • 20 cl de crème fraîche
  • 1 verre de vin blanc
  • Poivre

– Préchauffez le four à 180°C.
– Portez un grand volume d’eau salée à ébullition, et faites cuire les crozets 15 minutes.
– Emincez l’oignon, et faites-les suer avec les lardons. Une fois que les oignons sont translucides, mouillez avec un verre de vin blanc, faites cuire 2 minutes, et réservez.
– Egouttez les crozets, versez-les dans un saladier, et mélangez-les avec la crème, les oignons, et les lardons. Poivrez un peu, et goûtez.
– Transvasez le tout dans un plat à four.
– Coupez le reblochon dans le sens de la largeur, et déposez des morceaux sur les crozets.
– Enfournez pour 15 minutes.
– Dégustez immédiatement !

Glacier la Sibérienne, à Aix-les-Bains

Ah, la Sibérienne ! Je connais ce glacier d’Aix-les-Bains depuis que je sais prononcer le mot « glace », voire avant. Il est même probable que mes premières glaces à la « Sib’  » comme on dit dans ma famille, je les ai dégustées dans le ventre de ma maman :-).

La Sibérienne est ouverte depuis des années, dans une petite rue pas très loin du Port et de l’Esplanade. Elle est loin du centre-ville et est pourtant toujours remplie de gourmands !

Son secret : des glaces artisanales à tomber, des sorbets pas trop sucrés avec un vrai goût de fruits, des dizaines de parfums des plus classiques aux plus originaux, des compositions aussi gourmandes que belles, souvent des boules bien généreuses, un service sympa, et des prix tout à fait abordables.

Il y a quelques années, j’aurais dit que le rapport qualité / quantité / prix était exceptionnel (il y a peut-être 3 ans, c’était 3,5 euros les 5 boules (!)), mais l’inflation est passée par là, je dirais juste que maintenant les prix sont corrects. Je ne prends peut-être plus 5 boules (juste 4 ;-)) mais j’y retourne toujours dès que je passe à Aix-les-Bains en été !

Une adresse incontournable pour des moments gourmands, pour déguster des vraies glaces dignes de ce nom !

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Coupes

Glacier « La Sibérienne »
42 Boulevard Pierpont Morgan  73100 Aix-les-Bains
Tél : 04 79 61 09 83
http://www.glacier-chocolatier-aixlesbains.com/

Restaurant « L’Atmosphères* » au Bourget-du-Lac #2

En septembre dernier, je vous parlais d’un bon moment passé à l’Atmosphères*, dans les hauteurs du Bourget-du-Lac, dans Savoie natale.  J’y suis retournée récemment, et ai passé encore un très bon moment gastronomique !

Le chef Alain Périllat y propose une cuisine moderne et créative ; sa carte est emplie d’associations pour le moins insolites et d’une grande qualité gustative. Comme la dernière fois, nous y avons dégusté un menu « Instant…Instinct », menu variable à 68 € proposant, en 6 actes, des « produits fétiches ou du moment travaillés à l’instinct ».

Petit bémol, nous avons constaté une augmentation des prix depuis la dernière fois : le menu « Instant… Instinct » est passé de 62 à 68 € en 6 mois (j’avais noté le prix sur mon précédent article de blog…). Je veux bien payer le prix pour un repas de qualité, mais je trouve que c’est tout de même une belle augmentation, sans même prendre une étoile…

Dès notre arrivée, et pour accompagner notre choix du menu, on nous a servi des amuse-bouches, que nous avons trouvées délicieuses et très bien présentées : Chips de panais & pomme granny, cube fondant de butternut, et mille-feuilles jambon de Savoie/Beaufort sur sa pomme de terre.

Amuses-boucheChips de panais & pomme granny, cube fondant de butternut, et mille-feuilles jambon de Savoie/Beaufort sur sa pomme de terre

La seconde mise en bouche : un oeuf à 65°C, velouté de laitue. Un délice ! L’œuf à 65°C est particulièrement moelleux grâce à sa texture qui se rapproche d’un flan.

Mise-en-boucheŒuf à 65°C, velouté de laitue

Voici l’entrée, très terre-mer : un carpaccio de cochon de lait, avec son huître snackée et émulsion d’huître. Le mariage était vraiment réussi.

03_EntreeCarpaccio de cochon de lait, avec son huître snackée et émulsion d’huître 

Nous a été ensuite servi un excellent poisson : un filet de bar, avec son accompagnement de céleri-rave (légume et purée). Ce poisson était délicieux, la cuisson était parfaite : grillé en surface, et fondant dedans… La grande surprise : la purée, qui était si bonne qu’elle devait contenir autant de beurre ou de crème que de légumes ! Dommage qu’il y en ai eu si peu :-).

04_PoissonFilet de bar, accompagnement de céleri-rave (légume et purée)

Le plat suivant était le plat de légumes, une assiette très graphique : une déclinaison de carottes et jus de carotte. Des carottes blanches, orange et violette, légèrement acidulées, avec des petites herbes dont je n’ai pas retenu le nom, fraîches et goûteuses… Très très bon :-).

LégumesDéclinaison de carottes et jus de carotte.

Le plat suivant, la viande, était tout aussi délicieux, bien que nous commencions à caler. Il s’agissait de veau de lait (fondant, mais fondant !), ris de veau poêlé, lamelles de truffe, et un jus de de veau absolument délicieux, le tout accompagné d’asperges fondantes. J’avais un peu peur du ris de veau, qui s’est finalement révélé très bon.

Viande

06-ViandeVeau de lait, ris de veau poêlé, lamelles de truffe, jus de de veau

Nous avons ensuite testé le plateau de fromages de la région. Nous avons goûté de très bonnes tommes, du fromage basque au cumin, du reblochon fermier, et des chèvres de caractère… Un plateau de qualité, réservant de bonnes surprises !

FromagePlateau de fromages

Il y avait ensuite deux desserts : un à base de fruits, l’autre à base de chocolat. Je ne saurais dire lequel j’ai préféré, les deux étaient parfaits ! Je garde un très bon souvenir du premier : une superposition de très petits dés de mangue et ananas, une demi clémentine pochée à la gentiane des Pères Chartreux, un soupçon de crumble, un sorbet de clémentine maison, et un jus de gentiane des Pères Chartreux .

La subtilité de ce dessert : le dosage très équilibré entre l’acidité des fruits, et l’amertume de la liqueur de gentiane des Pères Chartreux. Le sorbet de clémentine était aussi à tomber. Un  trésor de légèreté.

Dessert-FruitDés de mangue et ananas, demi clémentine pochée à la gentiane des Pères Chartreux, crumble, sorbet de clémentine maison,  jus de gentiane des Pères Chartreux .

Le deuxième dessert était délicieux aussi : un mariage entre le chocolat et la cerise. C’est un mélange de génoise chocolat imbibée de jus de cerise, de fins morceaux de chocolat craquant, une quenelle de mousse au chocolat, et une cerise confite. Le chocolat n’était pas trop fort mais pour autant de caractère, et la mousse à tomber.

Dessert-ChocoDessert chocolat et cerise

Et pour finir ce super repas, de jolies mignardises… Une mini Forêt-Noire, un macaron au citron, et une coupelle en chocolat garnie de crème caramel beurre salé et chantilly vanille :-).

Mise-en-BoucheMignardises

  • Les + : Une très bonne table, avec une cuisine vraiment originale : variété, qualité, présentation… Tout y était ! Un repas complètement inédit, nous en sommes ressortis ravis. J’ai beaucoup apprécié le fait que le tout soit léger en plus d’être savoureux, c’est top de ressortir d’un gastronomique sans que son ventre touche terre… Le service est correct.
  • Les – : Pas vraiment de moins, juste le fait que le menu ait augmenté de 6 euros en 6 mois…
  • L’addition : 204 € sans vin pour 3 personnes (3 menus Instant… Instinct à 68 €, ). Pas de mauvaises surprises au moment de payer ici :-). C’est cher, mais tout à fait honnête pour un restaurant de cette classe.

Hôtel Restaurant Atmosphères
618 route des Tournelles
73370 Le Bourget-du-Lac
Tél. 04 79 25 01 29 du mardi au samedi
Mail info@atmospheres-hotel.com

Restaurant « Les Bergeronnettes » (Chez Gourjux), à Champagneux

Au carrefour entre Isère, Ain et Savoie, le restaurant Les Bergeronnettes, propose depuis 1935 une cuisine traditionnelle qui réunit les saveurs savoyardes et les spécialités régionales. Avec des menus dont les prix varient entre 14,00 € et  37,00 €, ce restaurant dispose d’une carte avec un large choix.

Cet établissement est à 1h15 de Grenoble, la route est agréable, on traverse une belle campagne toute verte pour s’y rendre. Le restaurant est un peu en hauteur du village, au milieu de champs remplis de primevères. Par temps découvert, la vue est superbe, on aperçoit le Rhône qui serpente au loin…

En entrant, j’ai tout de suite senti le côté chaleureux et familial, le Chef et son fils nous ont accueillis et placés. On sent que les gens viennent ici en groupe d’amis, pour se retrouver, rire et plaisanter autour d’une bonne table.

Nous venions de si loin car les 3/4 de la tablée souhaitaient déguster la spécialité de la maison, qui, comme pas mal de restaurants du coin du Lac d’Aiguebelette,  est les cuisses de grenouilles. Le menu à 29 euros propose, en plus d’une entrée, du fromage, et d’un dessert, des cuisses de grenouille au beurre persillé à volonté ! Mes amis étant amateurs, ce dernier point les a donc attirés ici !

De façon générale, nous avons très bien mangé, le tout était très copieux (j’ai vite calé), et cuisiné de façon généreuse ! Très peu de temps d’attente, des serveurs polis et attentionnés, un décor simple mais soigné, tous les ingrédients pour un bon moment ! Les menus ne sont pas non plus bon marché, mais c’est le prix des bonnes choses.

Mes amis ont pris le menu à 29 euros, et moi le menu à 32 euros, la seule différence résidait dans le plat principal (Cuisses de grenouilles pour eux, Poisson pour moi). Le tout avec une bouteille de Roussette de Savoie qui se laissait bien boire…

Notre entrée : une salade au roquefort, avec du jambon cru, et une belle tranche de terrine maison. Autant dire que j’étais déjà calée…

EntréeSalade au roquefort, jambon cru, terrine maison

Mon plat : un filet de sole belle-meunière (poêlée au citron et au beurre), avec une tomate grillée, un flan de carottes, un peu de cardons, et, non présent sur la photo, un petit plat de gratin dauphinois. Un sans faute ! Mention spéciale au gratin, crémeux et aillé à souhait.

Filet de sole belle-meunière

Mes amis ont donc pris, quant à eux, les cuisses de grenouille à volonté. C’est à dire que le serveur apportait un plat, et lorsque ce dernier était terminé, il nous le remplissait. Apparemment elles étaient bien grasses bien cuisinées, et bien charnues.

Cuisses de grenouilleCuisses de grenouille

L’assiette de fromages était tout à fait correcte, et les desserts maison, disons qu’ils étaient classiques et… copieux ! Je ne suis pas parvenue à finir mon vacherin (la glace vanille maison était juste… wouah !) et mon amie a eu de la peine avec son île flottante.

VacherinVacherin

Ile flottante

L’addition : 140 euros à 4, avec apéritif et vin.

Restaurant « Les Bergeronnettes »
Village de l’Eglise
73240 Champagneux
Tél. : +33 (0) 4 76 31 81 01
Site web : http://www.hotel-bergeronnettes.com

Farçon Savoyard

Me revoici en ce début janvier, avec une recette bien hivernale, et bien de chez moi : le farçon. C’est un plat typique de Haute-Savoie, dont la recette est assez variable. Chaque vallée, voire chaque famille, aurait sa recette ; on y trouve parfois des pruneaux, des écorces d’oranges ou même des raisins, pour ma part et pour le refaire tel que je l’ai goûté, je ne garde que les ingrédients de « base » : pomme de terre, lard, crème, comté :-). C’est une sorte de « gâteau de pommes de terre », qui se cuit traditionnellement dans une « rabolire » (moule en fer blanc de la forme d’un moule à kouglof) mais on peut utiliser un moule à brioche cannelé. Je suis partie ici de la recette livrée avec le moule et l’ai un peu ajustée.

Farçon

Ingrédients pour un farçon :

  • 1.5 kg de pommes de terre
  • 20 g de beurre fondu
  • 15 fines tranches de poitrine de porc fumée
  • 2 cuillères à soupe rase de farine
  • 2 œufs
  • 90 g de lardons type  « allumette »
  • 100 g de crème semi épaisse
  • 100 g de comté ou de gruyère de Savoie râpé
  • Muscade
  • Sel et poivre du moulin

– Faites cuire les pommes de terre avec leur peau, puis épluchez-les et écrasez-les à la fourchette (pas au mixeur électrique, cela rendrait la purée collante).
– Ajoutez le comté râpé, la farine, les œufs battus en omelette, les lardons et la crème fraîche. Mélangez bien, et assaisonnez avec un peu de muscade, de sel, et de poivre du moulin.
– Beurrez au pinceau le moule à farçon.
– Chemisez les parois du moule avec les tranches de lard fumé.
– Ajoutez la purée et tassez bien.
– Fermez le moule avec son couvercle ou à défaut mettez une feuille de papier aluminium.
– Enfournez pour 1 h à 160-180° (th. 6/7).
– Renversez immédiatement le farçon sur un plat pour le servir.

Servez avec des diots et une salade !

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