Irlande Août 2016

Cet article pour vous parler du chouette voyage que nous avons effectué l’été dernier : nous sommes partis 18 jours en Irlande en Août dernier, en famille agrandie pour une partie du séjour.

Nous avons beaucoup aimé cette destination sauvage et verte, même si ce n’est pas un pays où l’on bronze au soleil !

Durant la première semaine du séjour, nous avons élu domicile à Terryglass, près du Lough Dergh, où mon père et mon frère ont effectué un séjour de pêche au brochet.

Ensuite nous sommes retournés les déposer à l’aéroport de Dublin, puis avons tracé la route direction Belfast et fait une grande boucle d’Est en Ouest autour de l’île.

Ci-dessous une carte qui montre notre trip dans l’ensemble, car Google Maps limite le nombre d’étapes ! J’ai fait des cartes zoomées un peu plus loin dans l’article pour détailler un peu plus nos arrêts.

Nous sommes arrivés Dublin depuis Lyon, nous ne nous y sommes pas arrêtés, et avons pris directement une voiture de location pour Terryglass, au centre de l’Irlande, une petite bourgade au bord du Lough Dergh. Ce lac est l’Eldorado des pêcheurs de brochets, mon père et mon frère se sont régalés, ils ont remonté des poissons énormes !

D’ailleurs si vous êtes intéressés par un séjour de pêche en Irlande, j’en profite pour vous recommander le guide car nous avons bien sympathisé, et la prestation comprend tout (trajets, matériel, hébergement – nous étions toute la famille dans le même cottage – et pension complète) > Cédric Charpentier de Pêche Irlande Passion. Le + : c’est un breton donc pas de barrière de la langue ! Nous mangions et buvions tous les soirs au pub avec le guide et les pêcheurs, c’était très sympa !

Pêche Irlande Passion Pêche Irlande Passion

Pendant que ces messieurs pêchaient, nous sommes allés nous promener autour. Nous partions à la journée, ainsi depuis Terryglass nous sommes allés dans les villes de Limerick, Galway, aux célèbres Falaises de Moher, dans le Burren (champ de pierres craquelées, le paysage est assez irréel et vaut le détour), dans les Îles d’Aran, et aux falaises de Loop Head. Nous avons fait un peu de route, mais cela le valait bien !

Cliffs of Mohair

Cliffs of Mohair

Cliffs of Mohair

Cliffs of Mohair

The Burren

The Burren

The Burren

The Burren

The Burren

The Burren

Loop Head

Loop Head

Loop Head

Loop Head

Inishmore (la plus grande des îles d'Aran)

Inishmore (la plus grande des îles d’Aran)

Inishmore (la plus grande des îles d'Aran)

Inishmore (la plus grande des îles d’Aran)

Pas très loin de Terryglass

Pas très loin de Terryglass

Nous avons adoré l’ambiance de Galway, avec ses boutiques, ses musiciens de rue… et la campagne du centre de l’Irlande est vraiment belle.

Après avoir ramené mon frère et mon père à l’aéroport de Dublin, nous avons roulé jusqu’à Belfast, en Irlande du Nord. Nous avons donc passé la frontière et somme arrivés en « Grande-Bretagne ». Ici on paie en livres sterling, et les habitants sont majoritairement protestants.

Nous avons visité le centre-ville, et sommes allés dans le quartier de Belfast-Ouest, où pas si anciennement des bombes explosaient régulièrement. Nous avons étés frappés de voir que même si les conflits sont officiellement terminés, il y a encore la « Peace line », sorte de « Mur de Berlin » qui sépare les quartiers catholiques et protestants, et encore des barbelés, des murs avec des tessons de verre incrustés…

De nombreux « murals » (peintures) ornent les murs pour rappeler l’histoire telles que celles-ci à l’effigie du chef de l’IRA Bobby Sands, décédé après une longue grève de la faim (voir l’excellent film Hunger avec Michaël Fassbender).

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La ville de Belfast est sympa, mention spéciale au marché couvert « St-George’s Market » que j’ai beaucoup aimé, et aux rues commerçantes.

Nous avons ensuite continué à découvrir l’Irlande du Nord en roulant vers l’Ouest. La côte est très sauvage, c’est magnifique.

Ci-dessous quelques photos de notre découverte des ponts suspendus de Carrick-a-Rede, là encore un beau souvenir.

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Nous ne nous sommes pas arrêtés à Chaussée des Géants que nous avions déjà vue en 2011 – cet endroit vaut vraiment le détour par ses formations géologiques parfaitements hexagonales – et que rapidement à Londonderry que nous connaissions aussi. Cette ville est à visiter notamment pour ses nombreux « murals », témoins des pires moments de l’histoire du pays – là aussi il y a quelques photos dans mon article de 2011.

Nous avons passé 2,5 jours en Irlande du Nord (1 nuit à Belfast, et 1 nuit à Londonderry).

En continuant vers l’Ouest, on arrive dans l’endroit que nous avons préféré : le comté du Donegal, où nous avons passé également 2,5 jours (1 nuit à Letterkenny, 1 nuit à Donegal town).

D’autant plus parce que la météo était magnifique, nous avons adoré nous promener à Malin Head et Fanad Head, découvrir des plages cachées et des verts pâturages, et admirer les majestueuses falaises de Slieve Leave. Nous en avons pris plein les yeux !

Malin Head

Malin Head

Malin Head

Malin Head

Malin Head

Malin Head

Donagal County

Donagal County

Fanad Head

Fanad Head

Vue de notre AirBnB à Falgarragh

Vue de notre AirBnB à Falgarragh

Vers Dunfanaghy

Vers Dunfanaghy

Vers Dunfanaghy

Vers Dunfanaghy

Vers Dunfanaghy <3

Vers Dunfanaghy <3

Donegal

Donegal

Donegal

Donegal

Slieve League

Slieve League

Slieve League

Slieve League

Slieve League

Slieve League

Slieve League

Slieve League

Nous sommes ensuite descendus dans le Connemara. Le temps était plus changeant mais nous avons apprécié la découverte du fjord de Killary et l’abbaye de Kylemore. Nous avons fait une belle rando dans le parc national du Connemara, et sommes tombés par hasard sur le Pony show (fête du cheval) de Clifden, une chouette fête irlandaise ! Belle surprise 🙂

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Abbaye de Kylemore

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Pony Show de Clifden

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Parc National du Connemara

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Petit déjeuner irlandais 😉

Nous avons ensuite roulé vers le Sud-Ouest, qui est réputé pour ses paysages magnifiques, ses falaises et ses côtes déchirées. Malheureusement le temps a été très mauvais et nous n’avons pas pu les apprécier à leur juste valeur… Nous reviendrons !

Nous avons fait le tour en voiture de la mythique péninsule de Dingle, le lendemain une balade entre les gouttes au Parc national de Killarney ainsi que la découverte du Ring of Kerry (2ème péninsule), puis les autres petites péninsules en dessous sur un 3ème jour.

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Nous avons passé une dernière journée à Cobh, où nous avons découvert le centre-ville, le bord de mer et avons passé un bon moment au musée du Titanic. En effet, c’est de ce port qu’est parti le paquebot pour sa première et dernière traversée… Et la visite est très immersive et riche, nous en gardons un très bon souvenir.

Nous avons ensuite roulé une demi journée, pour rejoindre notre hôtel proche de l’aéroport de Dublin et repartir le lendemain matin, des souvenirs plein la tête !

  • Pratique :

– Avion : vol A/R Lyon – Dublin avec Aer Lingus, durée 3 h, payé 250 € par personne  6 mois avant sur le site de la compagnie.

– Location de voiture : effectuée via Sixt Ireland. Attention au « deposit » assez conséquent, nous avons du payer une assurance supplémentaire, car nous n’avions pas l’autorisation de notre banque de prélever une caution de 1500 € 🙁

– Hôtels : la première semaine, en tant qu’accompagnants du séjour de pêche nous avons logé en famille dans un joli cottage. Ensuite, nous avons réservé des chambres ou des studios AirBnb sur tout notre trajet, pour une moyenne de 55 € / nuit, souvent avec un petit déjeuner.

– Préparation du voyage : nous nous sommes beaucoup aidés du site Ireland.com, très riche en informations et en belles photos ! Le + : des idées d’excursions sur plusieurs jours ciblées sur des endroits bien précis.

– Sécurité : R.A.S

A noter : la météo est très changeante, lorsqu’il faisait beau nous avons vu des paysages magnifiques, et inversement pendant les 3 jours où nous étions près de la péninsule de Dingle, il n’a fait que pleuvoir à ne pas pouvoir en sortir de la voiture, je suis sûre qu’avec le soleil, nous en aurions gardé un souvenir tout autre… C’est donc une histoire de chance 🙂

N’hésitez pas à m’écrire si vous avez des questions !

 

 

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Voyage culinaire à Naples

Autour du 11 novembre, nous sommes partis en Italie découvrir la belle ville de Naples, et ses environs. La météo n’était pas vraiment avec nous, donc, pour nous abriter, nous avons passé du temps en intérieur… notamment dans des restaurants, glaciers et autres trattoria ;-).

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on mange très bien dans cette partie de l’Italie ! C’est le cas en général pour toute l’Italie, mais dans ce coin particulièrement ! De plus, nous avons trouvé que les prix étaient un peu moins chers que dans le Nord du pays, ce qui ne gâche rien !

Je vous propose donc un article en photos, pour vous faire découvrir les spécialités de la ville, et vous donner quelques bonnes adresses.

Tout d’abord, voici quelques spécialités frites type « bouchées » que l’on peut déguster par exemple à l’apéritif.

Sur cette assiette, de gauche à droite, on trouve :

– Une crocche (croquette), préparation typique de la cuisine napolitaine et sicilienne, à base de pomme de terre écrasée, panée puis frite.

– Une frittatina, autre préparation typique napolitaine. C’est une une boule de pâtes (macaroni ou coquillettes) à la béchamel, panée puis frite.

– Un arancino rosso : une croquette de riz à la viande panée et frite.

Croquettes

Toujours en apéritif (et pourquoi pas en plat), on peut déguster à Naples d’excellentes fritures de poissons et fruits de mer. Hé oui, Naples étant près de la mer, on trouve dans les marchés et les restaurants d’excellents calamari (calamars), mazzancolle (crevettes), scampi (langoustines), ou encore polpo (poulple). Nous avons goûté des fritures délicieuses, on sentait les produits extra-frais, un vrai délice !Fruits-de-mer-fritureEn déambulant au hasard des ruelles de la ville, nous nous sommes retrouvés par hasard au cœur du marché de Montesanto. Même en novembre, on y trouve de magnifiques étals de fruits et légumes (tomates de toutes formes et couleurs, courgettes, poivrons, artichauts…), et de poissons et fruits de mer.Marche

Après avoir vu tous ces légumes, j’ai eu envie d’une bonne salade. Celle ci-dessous ressemble à celle que je me fais parfois à la maison : de la roquette, de la tomate, des copeaux de parmesan vieux, un trait d’huile d’olive, sel, poivre. Juste parfaite !

Salade

Dans un petit restaurant de quartier, nous avons dégusté une pure merveille, que qualifierais presque d’orgasme gustatif : une mozzarella di buffala (mozzarella de bufflone), provenant d’un petit producteur des environs.

La mozzarella de bufflone est vraiment différente de celle de vache qu’on trouve dans les hypermarchés en France, elle a beaucoup plus de goût ! C’est un aliment « sacré » là-bas ;-). Celle-ci était servie avec du basilic, et des petits tomates parfaitement assaisonnées avec une très bonne huile d’olive.

Un pur délice !

Mozzarella

Un autre incontournable de l’Italie : la pizza bien sûr ! Là encore, les quelques pizzas que nous avons mangées étaient toutes à tomber.

Ci-dessous, une classique quattro fromaggi, mais attention, pas au « comté/gruyère/reblochon/kiri », aux 4 fromages i-ta-liens : mozzarella, parmesan, gorgonzola, fontina.

Pizza-4-fromages

A la pizzeria « Matteo » (adresse en fin d’article), Monsieur Poire-Chocolat a choisi de goûter à une curiosité locale : la pizza frita. Une calzone, qui, au lieu d’être cuite au four, est plongée dans un bain d’huile. Lorsqu’elle est servie, elle est gonflée comme un ballon :-). C’est très bon, un peu comme un gros beignet salé !

Pizza-frite-1 Pizza-frite-2 Au même restaurant, je me suis contentée de prendre une pizza classique prosciutto e funghi (jambon champignon). La garniture est à la fois dedans et dehors, c’était un délice !

Pizza

Nous avons aussi testé un plat qui nous été « vendu » comme un plat populaire typique, le plat des familles : le ragù. C’est un genre de sauce tomate à la viande, qui a mijoté toute une journée, reposé une autre journée, et qui est servi le troisième jour. Il contient traditionnellement plusieurs viandes (boeuf, porc…).

Nous l’avons dégusté avec des pâtes (là encore des vraies pâtes, bien fermes) et force parmesan ;-), là encore une véritable tuerie ! Ce plat réconfortant est particulièrement bien passé après une journée à crapahuter sous les averses.

Ragu

Je vous parlais des merveilleuses pâtes dégustées avec le ragù, nous avons aussi commandé un soir des plats de pâtes. Il faut savoir qu’un de mes plats préférés au monde, c’est les spaghetti alle vongole. Ce sont des spaghettis aux palourdes ou coques, tomates, ail, persil, vin et une pointe de citron.

Je n’ai pas été déçue du plat de spaghetti alle vongole que j’ai goûté, et M. Poire-Chocolat a adoré ses spaghetti alle cozze (aux moules).

Les pâtes italiennes sont vraiment meilleures qu’en France (sauf peut-être certaines bonnes marques), elles ont un goût et une texture vraiment top, plus ferme que ce qu’on connaît. Je m’en suis ramené quelques paquets pour faire durer le plaisir !

Spaghetti-alle-cozze Spaghetti-alle-vongole Après le salé, le sucré… Et là aussi, ça vaut le détour. On trouve presque à chaque coin de rue de Naples des pasticceria, petites pâtisseries qui proposent des petites merveilles à déguster !

Nous avons goûté au babà, l’équivalent de notre baba au rhum mais imbibé de limoncello ou d’amaretto (mais aussi parfois de rhum).

Avec un caffe ristretto bien serré, c’est un super petit-déjeuner !

Baba Cafe-baba

Mon coup de cœur a été les sfogliatelle : une viennoiserie en forme de cône, merveilleusement feuilletée et archi-croustillante (mais comment font-ils ?), garnie de ricotta parfumée à la vanille ou de crème d’amande et de fruits confits.

Sfogliatelle

Je ne peux publier un voyage culinaire en Italie sans parler de glaces. Lorsque je vais en Italie, c’est bien simple, je suis à la lettre une règle de (sur)vie : un jour, une glace ! ;-).

Dans ce pays, les glaces ont vraiment quelque chose en plus : un peu collantes, crémeuses, pleines de goût, avec des parfums extra-ordinaires… J’adore !

Glace

Vitrine-Glace

Petite photo bonus d’une autre spécialité locale : le limoncello, cette liqueur de citron qu’on ne présente plus issue de la péninsule de Sorrente – de la baie de Naples à la côte amalfitaine – et de Capri. C’est vraiment bon !

Limoncello

Bonnes adresses à Naples :

  • Antica Pizzeria Friggitoria di Matteo (Via dei Tribunali, 94, 80138 Napoli) : pour leurs délicieuses pizza frites et calzones, préparées devant les yeux.
  • Pizzeria de Pasqualino (Piazza Sannazzaro, 79, 80122 Napoli) : pour leurs délicieux plats de pâtes.
  • Ristorante Tandem (Via G. Paladino 51, 80138 Napoli) : pour leur ragù napolitain, juste à tomber. Et aussi pour leur mozzarella di buffala, et leur gentillesse.
  • Fantasia Gelati (Via Cilea, 80, Naples, Italie) : pour leurs excellentes glaces. Cette petite chaîne (3 ou 4 glaciers dans différents quartiers de la ville) a été primée lors de concours, et à notre avis ce n’est pas pour rien ! Il paraît qu’on y trouve les meilleures glaces de la ville, je veux bien le croire !

Barcelone, Mars 2013

En Mars, nous avons passé un week-end à Barcelone.

Nous adorons, en période printanière, aller chercher quelques degrés de plus dans une ville européenne un peu plus chaude. Le choix de Barcelone s’est avéré payant : la mer, le soleil, les cocktails, les palmiers à la place des platanes, les perruches sauvages en guise de pigeons… apportent une vraie douceur de vivre.

J’aime l’atmosphère qui se dégage de cette très belle ville, l’architecture est très intéressante, et il y a aussi des petites ruelles très agréables à arpenter.

Voici le meilleur de notre séjour en photos !

Barcelone - Centre

Barcelone - Centre

Barcelone - CentreEn se promenant dans le centre

OeufsCroquettes d’œufs dégustées en terrasse – gras mais bien bon 😉

Sagrada FamiliaLa Sagrada Familia – toujours en travaux depuis ma dernière venue il y a 15 ans

Parc Güell Parc GüellLe sublime Parc Güell, avec ses mosaïques

Peintures de ruePeintures de rue – il y en a plein de magnifiques dans cette ville…

PizzasSpécialités locales : sortes de longues pizzas  

Lors de ma première venue, lors d’un voyage scolaire, j’avais adoré les Ramblas, la grande avenue qui relie la Plaça Catalunya au port. C’est une sorte de marché à ciel ouvert, sur plusieurs kilomètres, on y trouve fleurs, tableaux, fruits, souvenirs…

RamblasLas Ramblas

Un de mes autres coups de coeur de Barcelone, c’est le Mercat (marché en catalan) de la Boqueria. Ce marché couvert tout prêt des Ramblas est magnifique ! On y trouve des étals de fruits magnifiques, de la charcuterie ibérique, du poisson, des plats cuisinés à emporter… J’ai surtout adoré les fruits, bon marché et délicieux (un demi fruit du dragon pour le quatre heures, ça le fait non ?).Mercat de la Boqueria Mercat de la Boqueria Mercat de la BoqueriaMercat de la Boqueria

Au bout des Ramblas, on arrive sur le port et la fameuse statue de Christophe Colomb, qui pointe sur l’Amérique : c’est le quartier de la Barceloneta.

On peut se balader sur les quais, dorer sur la plage de sable ou se baigner, découvrir le centre commercial Maree Magnum, visiter l’aquarium, boire des mojitos pas chers… La promenade est très agréable !

Mention spéciale au « cycling tapas » qui passait par là : un concept de « bar à pédales » loué par un groupe d’amis qui avait l’ait de bien s’amuser.

Barceloneta

Barceloneta

Mojito & Caipirinha a la BarcelonetaSur la Barceloneta

Nous avons également passé une journée à Port Aventura, le fameux parc d’attraction situé à une heure de train de la ville : en bons amateurs de sensations fortes, nous avons adoré !  Dans un autre style que Disneyland, ce parc est vraiment top. Il propose divers univers : Tahiti, Far-West, Grèce Antique, Asie… avec chacun leurs attractions.

Nous recommandons vivement !

Port Aventura

Week-end au Portugal – Lisbonne et alentours

Comme dit dans mon dernier article, je suis fraîchement revenue du Portugal, où j’ai passé un magnifique week-end à rallonge. Lisbonne est une ville pleine de charme que j’ai adoré découvrir, il a fait un temps magnifique, nous avons pu aller à l’océan… Bref, je suis revenue rechargée à bloc, et la tête pleine de souvenirs que je propose de partager ici.

Tout d’abord, une petite carte mentionnant les différents points où nous sommes allés, ça aide toujours à se repérer ! Petite précision, nous n’avons pas loué de voiture cette fois, nous nous sommes débrouillés avec les bus, qui nous permettaient de nous rendre là où l’on voulait. La ville et les alentours sont bien desservis, les transports en commun sont ponctuels et les tarifs ne sont pas excessifs.

Lisbonne et alentours

  • A) Lisbonne
  • B) Belém
  • C) Sintra
  • D) Praia das Maçãs
  • E) Azenhas do Mar
  • F) Cabo da Roca
  • G) Cascais

Nous sommes arrivés à Lisbonne samedi dernier (10 mars) vers midi en avion. L’atterrissage m’a impressionnée, car l’aéroport est en banlieue proche de la ville, et l’avion rase plus ou moins les immeubles avant d’atterrir, c’est assez déroutant !

Sitôt descendus de l’avion, nous avons été enchantés par le temps : un grand soleil qui nous a permis d’ôter quelques couches de vêtements ! A la mi-mars, c’est sympa :-). 40 minutes de bus plus tard, nous sommes descendus dans le centre de Lisbonne pour trouver notre hôtel.

Une fois chose faite, nous sommes partis découvrir la ville. Sur les conseils du personnel de l’hôtel, nous avons commencé par le Bairro Alto, la « ville haute », un des quartiers pittoresques de la ville. Pour cela, on peut prendre un vieux tramway jaune, ou monter une rue plutôt pentue à pieds. Ne manquant pas de temps, nous avons choisi la seconde option, cela non sans manquer de mitrailler de photos le tram en question. Le côté rétro de ces trams ajoute incontestablement du charme à cette ville !

Tram de Lisbonne

Bairro Alto est un très joli quartier, on découvre au gré de ses rues pavées des maisons et immeubles anciens, ou des petites boutiques d’un autre âge. Avec ses bars et ses restaurants, c’est aussi un quartier  de divertissement nocturne. A certains endroits, on a une superbe vue sur la ville et le fleuve, le Tage.

Nous sommes justement descendus ensuite vers le fleuve en descendant des ruelles en pente, et en passant entre des vieilles maisons avec du linge aux fenêtres… Là encore, c’était vraiment joli et plein de charme.Rue en pente, Lisbonne

Nos pas nous ont mené ensuite sur les digues, que nous avons longées pour arriver au quartier de l’Alfama. Ce quartier est très typique également, tout en ruelles, en petits restaurants et bars à fado…

Le fado, c’est  une musique traditionnelle portugaise. Il prend la forme d’un chant mélancolique généralement accompagné par des instruments à cordes pincées. Le chanteur de fado exploite en général des thèmes récurrents : l’amour inaccompli, la jalousie, la nostalgie des morts et du passé, la difficulté à vivre, le chagrin, l’exil… Ce chant a d’abord été chanté dans les quartiers mal famés avant d’atteindre la bourgeoisie. Un chant magnifique à vous arracher des larmes… Nous n’avons pas vu de concert, mais nous en avons entendu quelquefois en fond sonore lors de notre balade, dans les bars… Il va sans dire que c’est un genre de musique que j’aime beaucoup !

L’Alfama ressemble presque à un petit village, on lit dans les guides que tout le monde se connait, c’est l’impression que nous avons eue. C’est très calme, les gens discutent en terrasse… Vraiment très sympa.

Un coup de cœur pour les azulejos, ces faïences peintes que l’on trouve sur de nombreuses façades à Lisbonne. Cela encore donne un cachet unique à la ville, je n’avais jamais vu ça nulle part ailleurs. Les motifs peuvent être tout simples et recouvrir des façades entières, ou beaucoup plus travaillés, comme sur la photo ci-dessous.

AzulejosAzulejos, dans l’Alfama

Nous avons continué notre tour par un passage au Castelo de São Jorge, qui offre une superbe vue sur la ville et l’estuaire. Nous avons enfin fini notre journée par la Baixa (ville basse), sous le château, un autre quartier de Lisbonne. Tout en gardant ce côté « vieilles pierres » propre à la ville, les rues et ruelles sont plus larges, on y trouve de grandes places, des bars, des boutiques de vêtements… Le coucher de soleil au bord du fleuve, avec vue sur le Pont du 25 avril, était juste magnifique, il y avait comme un faux-air de San Francisco…

Pont du 25 AvrilPont du 25 Avril

Le lendemain matin, nous sommes allés à Belém. Ce quartier de Lisbonne est plus excentré, (à l’ouest du pont du 25 avril, en direction de l’estuaire du fleuve) on le rejoint en métro. Il recèle de nombreuses curiosités que nous avons beaucoup appréciées.

Nous avons commencé par visiter le Monastère des Hiéronymites (Mosteiro dos Jerónimos), magnifique cloître que l’on peut admirer gratuitement le dimanche entre deux messes.

Mosteiro dos JerónimosMosteiro dos Jerónimos

Au bout au monastère, on trouve le musée de la Marine, gratuit également le dimanche. Nous avons beaucoup apprécié ce musée, qui a une collection très  riche de maquettes de navires en tous genres.

Un des monuments les plus connus de Belém, c’est sa tour, qui servait à l’origine à surveiller le port. On peut y monter, la vue y est superbe.

La tour de Belém

Belém est également connu comme le lieu d’où sont partis beaucoup de grands explorateurs portugais pour leurs voyages à travers le monde. Au bord du fleuve, on peut trouver ce monument, en forme de proue de navire, qui met à l’honneur ces grands navigateurs : le Monument aux Découvertes (Padrão dos Descobrimentos).

Monument des Découvertes

Enfin, il ne faut pas manquer, dans l’artère principale, une pâtisserie existant depuis 160 ans où on peut y déguster les fameux pastéis de Belém, ces mini tartes au flan, à base de crème anglaise sur une pâte feuilletée. J’avais entendu parler de ces douceurs sur le blog de Bernard, et je ne regrette pas d’y avoir goûté, c’est vraiment exceptionnel ! Cette pâtisserie fournit toute la ville, c’est ICI qu’il faut aller se fournir, les pastéis sortent du four, la crème est tiède, la pâte est archi-croustillante… Mhhh ! 🙂

Pasteis de nata

Pastéis de nata

L’après-midi, nous sommes allés nous promener dans la nouvelle Lisbonne, dans le « Parque das Nações », le Parc des Nations, c’est le quartier s’est tenue l’Exposition spécialisée de 1998. C’est tout à fait différent et très joli, on peut se promener sur les quais ou dans le parc, prendre le téléphérique, boire une caipirinha au soleil, ou encore visiter l’Aquarium de Lisbonne.  Très agréable !

Nous l’avons passé le troisième et dernier jour (nous sommes rentrés mardi tôt le matin), à l’extérieur de Lisbonne. Nous avons d’abord pris le bus pour Sintra. C’est une très jolie petite ville, où les parcs côtoient les vieilles pierres. L’harmonie parfaite entre la nature et le patrimoine de la ville a conduit l’UNESCO à classer celle-ci au Patrimoine de l’Humanité, dans la catégorie « Paysage culturel », en 1995.

Pour mon plus grand plaisir, nous sommes ensuite allés à l’océan, à Praia das Maçãs.

Praia das MaçasPraia das Maçãs

Quel plaisir de voir l’océan, avec des grosses vagues comme j’aime, et d’y tremper les pieds… Le ciel y était très bleu, un vrai paysage de carte postale ! Nous avons mangé des fruits de mer dans un petit restaurant côtier, puis sommes partis à pieds en direction d’Azenhas do Mar, un petit village en haut de la falaise, que nous avons vu de loin.

La prochaine étape a été un endroit plutôt exceptionnel (encore ! 🙂 ) : Cabo da Roca, le point le plus à l’Ouest de l’Europe. La brume s’est levée à notre arrivée, et nous avons pu marcher sur les bords de splendides falaises sur lesquelles s’écrasaient de grosses vagues. Cela m’a fait penser à la fois aux Cliffs of Moher, en Irlande, et au Cap Fréhel, en Bretagne. Un spectacle impressionnant !

Cabo Da Roca

Nous avons terminé notre journée par une dernière escale au bord de la mer, pour voir d’autres falaises à la Boca do Inferno, près de Cascais. Nous y avons vu notre premier coucher de soleil sur la mer de l’année, là encore un beau moment !

Voilà pour notre petit séjour, j’espère que cela vous aura donné des idées pour un futur petit week-end en Europe, cela vaut vraiment le coup  !

Point pratique :

Une fois encore, nous sommes partis avec Easyjet (Vol Lyon – Lisbonne, environ 2h de vol, 60 € A/R en réservant 6 mois à l’avance). Soit moins qu’un aller retour en train à Paris :-).

Notre hôtel : Hotel Pensao Monumental, très bien situé (200 mètres de la place Rossio, 5 minutes de la station de métro Restauradores), bien qu’un peu vieillot, il était propre et correct dans l’ensemble, le personnel y a été très accueillant.

10 bonnes raisons de passer un WE à Copenhague (entre avril et septembre)

Je suis revenue hier de mon petit week-end mystère, à Copenhague.  La voilà, la capitale européenne où il fait froid 😉 ! Et donc, oui, il y a fait (très) froid, ce qui ne m’a pas empêché de passer un merveilleux week-end 🙂 !

Pour occulter les aspects liés au froid ambiant (vous pourrez me dire que Copenhague, en janvier, j’ai l’ai un peu cherché) (et même si les canaux & fjords gelés ont un charme certain !), je vous ai trouvé 10 bonnes raisons de passer un WE à Copenhague (entre avril et septembre de préférence).

1) Parce que, tout simplement, Copenhague est une jolie ville. Le canaux y sont pour beaucoup, et l’architecture est vraiment sympa. Le quartier du port, Nyhavn, est un concentré de maisons colorées, il y a plusieurs châteaux et bâtiments remarquables au cœur de la ville (Rosenborg, palais du XVIIe siècle transformé en musée, le château d’Amalienborg, résidence d’hiver du couple royal depuis 1794,  la Tour Ronde ou encore l’église de Grundtvi…). Bref,  nous avons adoré nous promener dans les rues de cette capitale.

Nyhavn

Nyhavn

Rosenborg

Rosenborg

Gardes au Palais Royal

Gardes au Palais d'Amalienborg

2) Parce que Copenhague est bien desservie, dans tous les sens du terme. Il est relativement facile d’y aller : nous avons pris une liaison directe depuis l’aéroport de Genève avec Easyjet, 1h40 de vol, environ 60 € A/R. Une fois à l’aéroport, il suffit de prendre un train et on arrive à la gare, en plein centre, en 15 min (compter 5 €) : pas d’aéroport excentré et de navette hors de prix comme on peut trouver parfois ! Sur place, des trains et des métros. Nous avons tout fait à pied sur place et ça allait bien !

3) Pour rendre visite à la Petite Sirène. Pas celle de Disney hein, avec Polochon le poisson et Sébastien le Crabe ! Là point de happy-end, il s’agit de l’originale, celle de l’écrivain Danois Hans Christian Andersen. Enfin sa statue… Elle orne le port de Copenhague, tout près du bord de l’eau, et est connue pour avoir été vandalisée, amputée, peinte, affublée d’une burqa… Tout un reflet de l’actualité politique, elle est chère aux Danois.

La Petite Sirène

La Petite Sirène

4) Pour flâner dans les jardins de Tivoli, et s’imprégner de l’atmosphère d’un parc d’attraction centenaire. Une ambiance un peu à la Coney Island, à New York, pour ceux à qui ça dit quelque chose… Il possède un grand nombre de jeux, une dizaine d’attractions à sensations, une vingtaine d’attractions calmes et plusieurs restaurants aux spécialités diverses. Les attractions permettent de découvrir la mythologie nordique, les contes de Hans Christian Andersen, offrent une bonne vue sur Copenhague (avec la tour), et des représentations diverses y ont lieu (théâtre, comédies musicales…). Il est ouvert entre avril et septembre, pour Halloween et pour Noël, où il est alors tout illuminé. Vous comprendrez donc que nous n’avons pu le voir seulement à travers les grilles, et c’était bien dommage, pas faute d’avoir tourné autour et jeté des yeux larmoyants à la sécurité…

Tivoli (de jour)

Tivoli (de jour) - Crédit photo : Wikipedia

Tivoli (de nuit) - Crédit photo : Wikipedia

Tivoli (de nuit) - Crédit photo : Wikipedia

5) Parce que c’est une ville de culture. Nous avons visité le musée National, sur l’histoire du Danemark (gratuit), le jardin botanique et ses serres tropicales (gratuit également), il y a aussi le Centre de design, le Centre d’architecture ou encore le Ny Carlsberg Glyptotek, qui n’a pas à rougir face au plus grands mondiaux lorsque l’on voit le contenu de ses collections : Gauguin, Cézanne, Toulouse-Lautrec…

6) Pour faire du shopping dans la Strøget. C’est la rue commerçante principale de Copenhague, et aussi la rue piétonne la plus longue d’Europe. On y trouve des magasins de souvenirs, des restaurants et des boutiques de la plupart des grandes enseignes occidentales de vêtements (H&M, Benetton…). Moi ça me parle, et en plus, c’était les soldes 😀

7) Pour retrouver son âme d’enfant dans le magasin LEGO. Eh oui, LEGO c’est Danois. Ce magasin a été mon coup de cœur de la Strøget. Il y a des bonhommes LEGO géants, d’environ 2 m, faits avec les petites briques qu’on connait bien, des emplacements contenant des briques de toutes les formes et couleurs, toutes les boîtes possibles et surtout celles qui font rêver (le grand château d’Harry Potter, les immenses vaisseaux Star Wars, les bateaux pirates…. Il y a aussi un pan de mur recouvert d’un canevas faits en LEGO qui représente la place centrale de la ville, et une reproduction du quartier de Nyhavn. J’étais fan étant petite, je suis ressortie avec des étoiles dans les yeux. Juste waouh !

Magasin LEGO

Magasin LEGO

Lego

Quartier Nyhavn reproduit en LEGO

8) Pour faire une escapade en Suède. Copenhague est tout près de la frontière, en 30 minutes de train (trains 2,3 fois par heure cela va sans dire), on peut aller visiter des villes frontalières tout à fait charmantes telles que Lund, ou Malmö. Et hop, un pays européen de plus ;-).

9) Pour découvrir un mode de vie alternatif unique en Europe, à Christiania. Ce quartier, autoproclamé « ville libre de Christiania », fonctionne comme une communauté intentionnelle autogérée. Il a été fondé en septembre 1971 sur le terrain de la caserne de Bådmandsstræde par un groupe de squatters, de chômeurs et de hippies. Ce quartier est une rare expérience historique libertaire toujours en activité en Europe du Nord. On y trouve un marché, des commerces, mais aussi des habitations. La vente de cannabis y a lieu à l’air libre. Les photos y sont interdites, je garderai en mémoire les magnifiques fresques murales qu’on peut trouver un peu partout. La contribution de Christiania à la vie culturelle de Copenhague y est également notable.

Christiania

Christiania (entrée)

Christiania Sortie

Christiania (sortie)

10) And last but not least… Pour les viennoiseries danoises 🙂. Oui cela constitue une raison à part entière ! J’ai pu découvrir les kanelbullar, ces « escargots » de pâte feuilletée,  à la cannelle et au glaçage royal. Une tuerie, je compte bien en faire assez vite, je vous tiendrai au courant de mes essais 😉

Kanelbullar

Kanelbullar

Alors, tentés ?

République Tchèque Toussaint 2011

Comme promis, un article présentant notre chouette week-end prolongé en République Tchèque, à la Toussaint. Nous y sommes restés 4 jours ; nous avons d’abord loué une voiture pour sillonner la Bohême, puis avons passé deux jours à Prague même.

Nous avons fait étape notamment à Karlovy Vary, une très charmante station thermale à l’Ouest de la Bohème, pas très loin de l’Allemagne. J’ai beaucoup apprécié me promener dans les parcs avec de grands arbres parés des couleurs de l’automne, découvrir de magnifiques façades colorées ou encore une église orthodoxe très jolie.

Karlovy Vary

Karlovy-Vary

Non loin de Karlovy Vary, nous nous sommes aventurés dans la réserve naturelle de Soos. Cet endroit est connu pour le gaz qui sort du sol, les eaux boueuses y bouillonnent. En ce jour gris, ces paysages avaient beaucoup de charme.

Soos

Voici quelques photos choisies de Prague. Nous avons beaucoup aimé cette ville, même si nous l’avons trouvé un peu (beaucoup) touristique. C’est l’architecture qui m’aura le plus plue, de par son originalité et sa diversité : c’est un total mélange des styles, une même rue pouvant abriter église romane, tour gothique, maison Renaissance, palais baroque, banque Art Nouveau et galerie marchande contemporaine.

Nous avons vu les endroits les plus connus de la ville : le Pont Charles et ses statues, le quartier du château (Vyšehrad), la Vieille-Ville (Staré Město), où nous avons vu l’horloge astronomique et visité l’ancien quartier juif Josefov et son vieux cimetière. J’ai beaucoup aimé cet endroit étrange, avec les stèles entassées pêle-mêle, mangées par la mousse… L’ambiance m’a donné envie de faire des photos noir & blanc.

Pont Charles

Le pont Charles, qui enjambe la Vlatva

Horloge astronomique

L’horloge astronomique de Prague

Josefov

Josefov

Le cimetière Josefov

Je recommande de ne pas rester uniquement dans le centre et aussi de s’éloigner un peu du centre-ville et de découvrir des autres quartiers, plus excentrés tels que le quartier Žižkov facilement accessible en tramway. Ce quartier ouvrier, situé un peu en hauteur de la ville, nous a surpris, nous l’avons trouvé authentique, et avons été bluffés par l’architecture des bâtiments, de type « art nouveau » ou « rococco ». J’ai bien aimé découvrir, totalement par hasard, la tour de télévision, plantée dans la brume avec ses sculptures de bébés qui escaladent.

Antenne de télévision

La tour de transmission de Žižkov

Prague

Žižkov

Enfin, nous avons rencontré tout au long de notre visite des traces du histoire de la ville et du pays, notamment de l’ère communiste. Histoire qui se ressent à dans tous les recoins du pays, de par les monuments, la littérature, les expositions parfois… Je termine cet article par cette photo du mémorial en l’honneur des victimes du communisme situé en bas de la colline de Petrin, à Prague. Elle en dit long…

Communisme

Voyage culinaire en Grèce

A la suite de mon article d’hier décrivant notre fabuleux périple dans les îles Grecques, voici un article gourmand présentant les spécialités que nous avons goûtées tout au long du voyage :-D. Pour des raisons scientifiques avant tout, et pour vous en rendre compte bien sur ;-), j’ai expérimenté un maximum de plats.

Première conclusion tout d’abord, nous avons adoré la cuisine grecque, plutôt légère et pleine de saveurs, je pense m’en inspirer par la suite et refaire nombre des plats que j’ai pu goûter ! Elle me paraît avoir des points communs avec la cuisine turque, ou plus généralement des Balkans.

Commençons par les deux stars de notre voyage : la Salade Grecque et le Pita Gyros.

Salade Grecque

Salade Grecque

Salade GrecqueSalade Grecque

J’avais eu l’occasion de goûter cette salade en France, mais elle n’est bien sûr jamais aussi bonne que dans son pays d’origine ! J’en ai pris assez souvent, ce genre de plat passe très très bien lors de journées chaudes et ensoleillées, au cours desquelles, sauf effort physique particulier, je n’ai jamais bien faim …

C’est très simple à réaliser, j’en ai déjà refait depuis mon retour. Selon les endroits, la composition peut varier mais les ingrédients principaux sont des belles tomates coupées de quartiers, des oignons blancs ou rouges émincés, des tronçons de concombres épluchés, quelques olives noires et une belle tranche de féta. Le tout assaisonné d’un filet d’huile d’olive et d’origan . On y trouvait parfois des tranches de poivron vert, ou des câpres. Un vrai délice ! Coût : 4 à 7 € pour une belle assiette.

Pita GyrosPita Gyros au poulet

Pita Gyros

Pita Gyros au boeuf

Un autre plat que nous avons souvent commandé, c’est la Pita Gyros, une plat intéressant tant par rapport à son goût qu’à son prix (entre 2 € et 2,5 € !). C’est une sorte de kebab, avec de la pita (pain plat) en guise de pain. La classique sauce blanche est remplacée par du tzatziki (sauce au yaourt, menthe et concombre), il y a le combo gagnant salade/tomate/oignon, et de la viande grillée, ce qui en fait un plat complet plutôt équilibré. On peut choisir des Pitas Gyros au poulet, au boeuf, au porc, au mouton (toujours sous forme de copeaux, comme le Kebab classique), ou parfois avec le contenu d’une « souvlaki » (brochette), on a dans ce cas des plus gros morceaux de viande.

Mon amoureux prenait souvent de la Pita, et moi une salade grecque, et on partageait, ce qui nous convenait bien !

Il y a une autre salade que j’ai goûté quelquefois pour changer de la salade grecque, c’est cette délicieuse salade de tomates. Bien fraîche et juteuse, elle passait vraiment bien et est très facile à réaliser ! Il s’agit de tomates râpées (oui oui, râpées !), avec de la feta émiettée, un filet d’huile d’olive, sur un lit de pain aux céréales grillé ! On ne voit pas le pain sur la photo, mais l’association croquant du pain grillé/ juteux des tomates râpées est super, je pense par contre qu’il faut préparer cette salade au dernier moment pour ne pas détremper le pain !

Salade tomate feta et pain grillé

Visitant des îles, nous étions également à l’endroit idéal pour déguster des poissons et fruits de mer de super qualité. Sur ce point, nous nous sommes absolument régalés, entre la pieuvre, le calamar, les sardines, l’espadon…

Fruits de mer

Seafood grill pour 2

Nous nous sommes fait plaisir un jour, en nous commandant cet assortiment de poissons et fruits de mer au grill pour deux personnes. Cela dans un petit restaurant tout au bord de l’eau (je pouvais jeter du pain par la balustrade pour nourrir les petits poissons !). En accompagnement, il y avait des légumes délicieux, cuisinés au beurre et au citron.

Octopus

Octopus (pieuvre)

Calamars fritsCalamars frits

J’ai adoré la pieuvre grillée, mille fois meilleure que les morceaux bouillis servis froids que j’ai pu goûter auparavant, et ces calamars frits ont définitivement occulté les souvenirs d’anneaux vaguement caoutchouteux avec plus de pâte que de garniture qu’évoquaient pour moi le « calamar frit« . Là encore, une vraie tuerie !

Les fruits de mer se dégustent également en « souvlakis », un vrai délice !

SouvlakisSouvlakis de homard, poisson et calamar

De la même manière, lorsque nous mangions dans des tavernes de poissons, nous prenions un poisson ou fruit de mer et une salade et nous partagions en deux, les portions étant copieuses ça allait parfaitement ! Les prix sont assez variables, mais pour 8 € à 15 € on peut trouver une belle assiette. Les poissons type espadon, ou le homard sont par contre assez chers, sur le menu des restaurants, c’est le prix au kilo qui est affiché et ça monte vite !

Une autre chose que j’ai beaucoup aimé, c’est les p’tites choses à tremper. Hoummous, tzatziki, ou encore purée d’aubergines, servies avec des morceaux de pita chauds, mhhh ! 🙂

HoummosHoummous

Purée d'auberginePurée d’aubergine

Cette purée d’aubergine (Eggplant salad) était vraiment très bonne. Les aubergines avaient été cuites au grill, ce qui donne à la chair un bon goût fumé, puis assaisonnées avec de l’ail, de l’oignon rouge,  de l’huile d’olive et une pointe de vinaigre.

TzatzikiTzatziki

Le fameux tzatziki, utilisé tel quel pour tremper, ou en tant que sauce, par exemple pour les pitas. Selon les restaurants, il peut être plus ou moins fluide. C’est un savoureux et très frais mélange de concombres émincés et de yaourt, assaisonné avec de l’oignon, de l’ail, un peu d’huile d’olive, et parfois de la menthe.

Salade de feta

J’ai eu une surprise lorsque j’ai gouté cette « salade de feta » : elle est plutôt épicée ! C’est bon, mais je ne m’y attendais pas du tout, et ça chauffe un peu 🙂 Il s’agit de feta écrasée, liée avec du yaourt et assaisonnée avec du piment.

Toutes ces plats à tremper sont généralement servis comme entrée, et ne coûtent pas très cher, j’ai pu me faire plaisir : 3,5 € à 5 € l’assiette. Souvent, je passais au dessert directement après car la portion est assez correcte. Là encore, ces plats servis frais passaient très très bien !

Une autre fois, après une bonne rando d’une douzaine de kilomètres, nous avons eu envie de plats plus consistants : nous avons commandé une assiette de moussaka et une autre de pastitsio, deux spécialités grecques.

MoussakaMoussaka

Là-aussi, rien à voir avec la moussaka surgelée que j’avais déjà mangée ! C’était simplement délicieux. C’est un gratin monté en plusieurs « couches » à base de tomates, de boeuf haché, d’aubergines cuites, et au-dessus, une bonne couche de béchamel. Je pense essayer d’en refaire bientôt, je mettrai la recette lorsque j’arriverai à un résultat satisfaisant ! A noter qu’une des spécialités de Santorin est l’aubergine blanche, douce et savoureuse.

Pastitsio

Pastitsio

Ce plat est très bon aussi, quoi qu’un peu bourratif ! C’est une sorte de gratin de pâtes à la viande hachée et à la béchamel, avec un peu de fromage (genre de gouda) râpé dessus.

Passons maintenant au sucré !

Au vu du climat, nous avons mangé beaucoup de fruits. Je ne pouvais pas dans cet article passer à côté des figues ! C’est simple : dans toutes les îles visitées, un arbre sur deux ou presque était un figuier, ces arbres poussent très bien là bas et, à la fin août, sont chargés de figues souvent énormes, mures à point, avec un goût de miel incomparable !

Tous les jours ou presque, nous trouvions des figuiers au bord de la route et nous nous gavions de figues vertes à chair blanche, vertes à chair rouge, violettes à chair rouge…

Figues

Figues

Figues de BarbarieFigues de Barbarie

J’ai découvert les figues de Barbarie, qui poussent sur ces gros cactus que l’on voit partout. L’adage « la gourmandise est un vilain défaut » colle très bien à ces fruits : je connaissais de nom seulement, et  poussée par la curiosité j’ai voulu en goûter et en ai attrapé une… à la main ! Grossière erreur ! Les fruits sont couverts de grosses épines que j’ai cru éviter, mais aussi de toutes petites épines… qui me sont restées dans les doigts pendant deux jours !! J’ai appris plus tard qu’il ne faut surtout pas les toucher directement. Mais ça valait le coup quand même, la chair orangée est sucrée et savoureuse ;-).

Une autre dessert tout simple que j’adore, et que j’ai retrouvé au petit déjeuner de certains hôtels, c’est le yaourt à la grecque, nappé de miel. Je pense que je pourrais en manger tous les jours !! Mais attention, ce n’est pas celui vendu en hypermarché, genre en pots ronds et plats avec le nom écrit en caractères pseudo-hélleniques d’une marque que vous reconnaîtrez. Rien à voir ! Le vrai yaourt à la grecque est assez épais, pas très humide, un peu collant et a un petit goût acide. Il est servi nappé de miel, et parfois avec des noisettes pilées.  Un vrai délice !

Yaourt à la grecque

Yaourt à la grecque

La qualité est plutôt variable, j’ai parfois été déçue dans des restaurants où j’ai payé 3,5 € à 4 € l’assiette, où il ressemblait plus à ce que j’ai cité plus haut, alors que dans un hôtel, où le petit déjeuner était à volonté, je pouvais me servir dans un gros saladier de yaourt juste parfait :-).

Sinon, il y a pas mal de pâtisseries orientales, de type baklava et khadaïf (Kataifi en grec), au bon goût de miel. Nous en avons pris une fois pour le petit déjeuner, nous nous sommes régalés !! Pour finir sur une notre (très) gourmande, nous avons découvert, sur l’île de Tinos, une spécialité locale : le Galaktoboureko. Voyez donc !

GalaktobourekoGalaktoboureko

Je suis tombée en amour de ce gâteau feuilleté au lait, au léger goût de cannelle et de fleur d’oranger ! Je me suis jurée de retrouver la recette et de la refaire, car j’en rêve encore :-). J’ai essayé d’identifier la composition : de la pâte filo dessous et dessus, au coeur un mélange de lait sucré, peut-être de la semoule fine et un peu de fleur d’oranger. La cuisinière a saupoudré le gâteau d’une pointe de cannelle.  D’ailleurs si quelqu’un connait la recette je suis preneuse !

Je vous laisse sur cette photo, espérant vous avoir mis l’eau à la bouche !

Îles Grecques – Août 2011

Me revoilà, je rentre tout juste de superbes vacances passées dans les îles Grecques. J’ai été vraiment émerveillée, et ne saurais que trop vous recommander cette destination, qui offre de nombreux avantages : soleil omniprésent avec juste ce qu’il faut de vent pour ne pas souffrir de la chaleur, mer chaude et turquoise bordée de plages au sable noir ou doré, richesses du passé, petits villages pittoresques blancs et bleus, le tout baigné par une lumière splendide…

Si ça peut donner des idées à certains, ou achever d’en convaincre d’autres, je vais vous parler de notre parcours ! 🙂

Tout d’abord et pour commencer, je tiens à préciser que, comme dit plus tôt, non, nous n’avons pas du tout souffert de la chaleur ! Nous avions beaucoup entendu que nous allions nous évaporer en août, eh bien il a fait chaud juste comme il faut, tous les jours, et cela avec un petit vent bien agréable qui apportait de l’air.

Nous sommes partis 15 jours, et avons découvert 5 îles, avec en bonus une escale d’une petite journée à Rhodes.

Carte des îles grecques

Nous avons atterri à Athènes, pris le bateau au port du Pirée puis visité Kos, Santorin (avec l’escale à Rhodes entre les deux), Syros, Mykonos, et Tinos.

Il y a beaucoup d’îles et il a fallu se décider : notre choix s’est porté sur Kos, car nous connaissons un natif de cette île qui nous en a dit que du bien, sur Rhodes un peu au hasard de la traversée, sur Santorin parce que c’est surement l’archétype des îles grecques, sur Mykonos par curiosité, et sur Syros et Tinos pour découvrir des îles moins prisées par les touristes et faire un peu de randonnée.

  • Kos (ou Cos)

Après 12 h de bateau, nous avons débarqué à Kos sous un grand soleil, et avons commencé notre périple par la découverte de la capitale du même nom, jolie ville entourée de remparts. Puis nous avons pris le bus pour découvrir d’autres coins de l’île, notamment le Sud et la plage paradisiaque de Kéfalos. Nous y sommes restés 2 jours, au lieu des 3 initialement prévus, et il nous aurait bien fallu ce temps pour découvrir plus largement cette île !

KosKos – Excavations du port

KosKos – Eglise de Zia

Kos - Arbre d'HippocrateArbre d’Hippocrate

Nous avons découvert des sites archéologiques, de très jolies plages, un coin avec de l’eau chaude sulfureuse où l’on peut se baigner, de chouettes villages pittoresques… Le centre ville et les remparts sont tout en vieilles pierres, c’est magnifique, et la curiosité locale est l’arbre d’Hippocrate. Ce platane est le plus vieil arbre d’Europe, et Hippocrate, le père de la médecine, aimait se reposer sous ses branches. Le tronc est immense !

Kos est située à 4 km des côtes turques et de la ville de Bodrum, on peut facilement y accéder en bateau, pour se faire une journée de promenade dans les souks. Malheureusement, l’horaire de notre ferry a été avancé, ce qui nous a privé de cette escapade, et c’est bien la petite déception du voyage !

  • Rhodes

Le temps « perdu » à Kos à cause du décalage du bateau a été finalement passé à Rhodes, et ce fut une belle suprise ! Entre deux ferries, nous avons donc arpenté la capitale (nommée Rhodes également), avec ses fortifications et sa vieille ville. L’hyper centre est très touristique, il déborde de magasins de souvenirs, de tavernes et de bijouteries, mais est plaisant à visiter de par son architecture unique. On y découvre des églises et une très belle mosquée, un palais… En s’éloignant un peu, on peut se perdre dans de toutes petites rues blanches, embaumant le jasmin et décorées par des bougainvilliers magnifiques, au détour desquelles on croise des chats par dizaines… Nous avons adoré !

RhodesRhodes

  • Santorin

Sans conteste le clou de notre voyage ! Santorin, île volcanique est assez particulière : elle est en forme de caldeira, une sorte de demi cercle, avec au large une île faite de lave, Nea Kameni. Elle est très typique, avec ses villages bleus et blancs perchés sur les falaises. On y monte avec des ânes, un téléphérique pour Fira, ou… à pieds ! Les levers et couchers de soleil y sont magnifiques, je n’en avait jamais vus d’aussi beaux… Les paysages pourraient tous figurer des cartes postales.

Nous y sommes restés 4 jours.

Nous avons visité la capitale, Fira, que l’on voit en arrivant en bateau, on dirait que la falaise est recouverte de neige… On a une vue magnifique sur la mer, on peut se promener dans de jolies ruelles bleues et blanches et arpenter le centre avec les tavernes, magasins, et boutiques d’art. Une descente de 700 marches permet d’accéder au vieux port, départ d’excursions en bateau. Nous avons pris une excursion d’une journée depuis ce point et ne l’avons pas regretté ! A la clé : marche sur l’île volcanique de Nea Kameni, baignade dans des eaux sulfureuses, et découverte de l’île de Thirassia (magnifique !). Pour remonter, nous avons pris le téléphérique :-).

Nous y avons également fait la plus belle randonnée de notre vie, qui relie Fira à Oia, l’autre village typique de l’île. En partant à 6h du matin, nous avons longé la mer sur la falaise pendant 3h30, avec en prime un lever de soleil éblouissant sur la mer et les petites maisons blanches… Un de mes plus beaux souvenirs.

Oia est splendide, avec ses coupoles bleues azur, sur fond de mer bleue aussi, et ses petites maisons colorées… Le + : après une descente raide de quelques centaines de marches, on arrive à un petit port situé en contrebas, Amoudi, avec des tavernes de poissons excellentes où l’on mange des calamars frits les pieds dans l’eau ou presque, et à 5 minutes à pieds, un spot de snorkelling plus que génial…

Enfin, nous avons découvert les plages de Périssa et Kamari, à l’Est de l’île, qui valent le coup d’œil et la trempette !

Santorin - FiraVue sur la caldeira, Fira

SantorinIle de Thirassia

Santorin - OiaOia

Santorin - OiaCoucher de soleil à Oia

Santorin - AmmoudiPort d’Amoudi, Santorin

SantorinPetite église quelque part entre Fira et Oia

Santorin - Perissa beachPlage de Périssa, Santorin

Après ces quatre jours paradisiaques, nous avons embarqué en direction de l’île de Syros, sur laquelle nous sommes restés 1 jour et demi. Le temps de visiter la capitale, Ermoupolis, qui est aussi la capitale des Cyclades. C’est une ville magnifique, toute en vieilles pierres également, qui borde la mer. Sa particularité est qu’elle constitue un escalier géant : construite à flanc de colline, c’est un dédale de ruelles en pente, très fleuries, et pleines de chats ! Nous avons eu un coup de cœur pour cette ville pleine de charme, beaucoup moins touristique que les autres ! Ici, les menus et les prix sont affichés en grec, et beaucoup moins de gens parlent anglais. Il y a une plate-forme dédiée à la baignade, à 5 minutes à pieds du centre-ville, bordée de cabanes de pêcheurs toutes bleues et où ces derniers pêchent tranquillement des petits poissons avant de les jeter aux chats… L’eau y est très claire, et pleine de poissons, nous avons adoré !

SyrosErmoupolis, Syros

Ermoupolis, SyrosErmoupolis, Syros

Ermoupolis, SyrosErmoupolis, Syros

Ermoupolis, SyrosChats à Ermoupolis, Syros

Nous nous sommes ensuite rendus, le temps d’une journée, sur l’île de Mykonos. Cette île est une des plus connues des Cyclades avec Santorin, et traîne une réputation sulfureuse. La nuit, nombre de boîtes de nuits sont ouvertes, souvent « gay-friendly », c’est le coin des fêtards grecs et européens ! Elle est également réputée pour être chère, tant au niveau des hôtels que des bars / restaurants. Pour ces raisons, nous hésitions à nous y rendre, étant plutôt du genre à se lever avec le soleil pour une randonnée que de se coucher à cette heure là ! Eh bien nous n’avons vraiment pas regretté !

En journée, la capitale, Chora, est magnifique ! C’est aussi une petite ville toute blanche et bleue, avec de jolies ruelles fleuries aux odeurs de jasmin, il est très agréable de s’écarter de l’hyper-centre et de traverser les habitations ! On y trouve des toutes petites bijouteries et magasins d’art, des églises… Il y reste également des moulins (l’île moulait le blé de toute la Grèce il y a quelques siècles), et un quartier très chouette, la « Petite Venise », où les maisons sont construites dans la mer.

Un peu plus loin, il y a de belles plages que l’on peut relier à pieds ou en bus. Un escale sur cette île est donc vivement recommandée, et si l’on peut prendre un hébergement sur les îles voisines, c’est mieux pour le porte-monnaie :-).

MykonosChora, Mikonos

MykonosMoulins, Mykonos

C’est la tête pleine de beaux souvenirs que nous avons entamé, le soir, une petite traversée (1/2h) jusqu’à l’île de Tinos, située juste en face. Nous y sommes restés 3 jours.

Cette île est définitivement la plus sauvage de toutes celles que nous avons visitées, et surtout la plus venteuse ! Elle est très exposée au « meltem », le mistral local, ce qui rafraîchit assez la température (et pourtant nous n’avions pas chaud pour autant, je n’ose pas imaginer la température sans le vent). Ce vent fait le charme de l’île, mais c’est assez spécial, car il est assez violent, et constant ! La nuit, les gouttières sifflent, on se croirait en pleine tempête, et le jour, il faut sans cesse tenir son chapeau de peur qu’il soit emporté.

L’autre particularité de cette île est qu’il s’agit du « Lourdes » Grec, cette île-sanctuaire attire un grand nombre de pèlerins pour le 15 août (à éviter donc à cette période si cela ne vous intéresse pas), et les principaux magasins vendent des bougies, des icônes, des croix et autres accessoires religieux. Il y a une grande église, la Panagia, en hauteur par rapport au port ; un chemin en moquette est installé le long de la rue sur 500 m pour les fidèles qui souhaiteraient y monter à genoux.

Les paysages sont aussi particuliers, très sauvages, façonnés en escalier par des siècles de paysannerie. Il y a aussi beaucoup de pigeonniers, l’île est connue pour cela. Nous avons visité également un beau village pittoresque, Pyrgos, qui, pour être original, est bleu et blanc, avec de belles églises avec coupoles azur, du jasmin, des bougainvilliers, des lauriers roses, des ânes et des chats :-). Mais on ne s’en lasse pas !

Cette île est donc pas mal pour s’isoler un peu, faire de la randonnée, découvrir des vestiges archéologiques, et se baigner. Mais gare au vent tout de même, mais on prend vite l’habitude de caler note serviette de plage avec une dizaine de pierres :-D.

Tinos

TinosPigeonnier, Tinos

C’est de cette dernière île que nous sommes rentrés au Pirée, bronzés de la tête au pieds et le cœur joyeux d’avoir vécu des si belles expériences ; autant dire que ce fut des vacances inoubliables !

Je termine ce billet sur un petit point pratique, si ça peut vous aider au niveau de l’organisation. Pour nous, le séjour s’est déroulé sans la moindre anicroche, nous n’avons pas eu l’ombre d’un soucis, sauf peut-être un bateau qui a été décalé, mais pas de beaucoup et nous avions été prévenus.

  • Pratique :

– Avion : vol A/R Paris  – Athènes avec Air France, durée 3 h, payé 240 €  6 mois avant via le site Govoyages.

– Bateau : nous avons pris plusieurs compagnies de ferries pour relier les îles, qui se valent toutes plus ou moins : Blue Star Ferries, Nel Lines, Anek, Aegean Speedlines. Il est possible de réserver en ligne, d’imprimer les réservations reçues par mail puis les échanger contre des billets dans les nombreuses agences situées sur les ports, on ne peut pas les manquer. On peut acquérir directement les billets dans ces mêmes agences, mais nous avions vu qu’il était conseillé de réserver en août, c’est donc ce que nous avons fait. Après avoir vécu ces trajets, nous pensons qu’il est uniquement nécessaire de réserver si on veut embarquer une voiture, ou dormir en couchette, il est facile de prendre une place un peu avant pour aller le le pont. C’est rassurant de réserver, mais on est du coup un peu moins libre !

Nous avons également utilisé le site Greek Travel Pages, qui regroupe les horaires de toutes les compagnies ou presque ; une bonne vue d’ensemble pour organiser le sejour.

Les prix sont assez comparables au train en France je dirais, et restent fixes (pas d’intérêt financier à réserver à l’avance). Ils varient du simple au double si l’on prend une couchette, et sur les petits trajets les hydroglisseurs sont plus chers que les ferries. A titre d’exemple, nous avons payé 5,50 euros pour un trajet d’1/2 h en ferry, 11 € pour un trajet similaire en hydroglisseur, 22 € à 40 € pour des trajets de 4 à 6 heures, 88 € chacun pour le trajet Le Pirée-Kos (12 h), avec couchette , contre 50 € si nous avions choisi de dormir par terre. D’ailleurs, c’est assez faisable, nous l’avons fait lors du trajet Rhodes-Santorin (durée 15 h dont une nuit) pour payer moins cher cette fois-ci , nous avions mis un plaid dans un coin et nous étions aménagé un petit coin.

Ces bateaux sont plutôt ponctuels, il faut bien arriver 1/2 heure à l’avance.

– Bus : les îles sont plutôt bien desservies, nous pensions avoir peut-être besoin de louer un quad ou un scooter, mais le bus nous a permis de faire tout ce qu’on voulait. Là aussi, ils sont très ponctuels, il est préférable d’avoir un peu d’avance ! Coût : 1,60 € le ticket en ce mois d’août 2011, et parfois un peu plus pour des trajets longs (15 – 30 km).

– Hôtels : nous avions réservé des hôtels environ 5 mois à l’avance, via le site Booking. Nous avons trouvé des hôtels pas trop mal, climatisés, avec une chambre double ou duo, une (toute) petite salle de bain privée, et le plus souvent avec petit déjeuner pour des prix variant entre 40 et 55 € la nuit pour 2. A Santorin, le port est éloigné du centre ville, il est conseillé de choisir un hôtel qui se prévaut d’offrir les trajets en minibus, ils le font presque tous et ça évite de payer la navette.

– Sécurité : R.A.S

A noter : les Grecs n’aiment pas beaucoup la carte bancaire, que ce soit dans les tavernes, les boutiques ou les hôtels. Ils ne sont pas très équipés, râlent ou prétendent que le terminal est en panne, ou qu’ils l’ont prêté au frère/cousin/grand-père :-D. Nous conseillons de retirer des espèces en prévision.

Je crois avoir fait le tour, n’hésitez pas à me contacter pour toute question, et encore une fois, les îles Grecques, c’est que du bonheur !

Notre tour d’Islande – Août 2010

Un petit retour sur le beau, magnifique, inoubliable voyage que nous avons fait cet été : le tour de l’Islande.

Un peu frais par moments, mais quel spectacle… On en a pris plein les yeux tous les jours… Je ne savais pas qu’il existait tant de nuances de vert et de bleu !

Ce pays est pour moi la définition même de la nature : on y voit l’eau sous toutes ses formes, (mer, glaciers, lac glaciaires, cascades, torrents, lacs…) les montagnes, les prairies, les volcans…

Nous avons atterri à l’aéroport international de Reykjavik (à l’Ouest de l’île), nous avons loué une voiture, et fait le tour de l’île d’Est en Ouest en longeant les côtes (environ 1900 km parcourus). Ci-dessous une carte pour vous repérer :

Voici une sélection de photos de notre voyage, placées chronologiquement (donc d’Est en Ouest).

Le 1er jour, nous sommes allés nous baigner au Blue Lagoon, pas très loin de l’aéroport. Inoubliable ! Dans ce SPA en plein air, on se baigne dans des eaux laiteuses à 37° C, on ne sent pas du tout le froid ambiant, et le bien-être est total. A noter : le prix d’entrée pour les adultes est d’environ 28 €.

En fin d’après-midi, nous avons fait une halte à la zone géothermique de Krisuvik. Nous avons pu y voir des fumées de soufre qui sortaient du sol, de la boue qui bouillonnait, c’était impressionnant. Le sol était tiède au toucher, et les pierres joliment colorées.

Le deuxième jour, nous sommes allés visiter le Parc National de Thingvellir. C’est le lieu de rassemblement originel d’un des plus vieux parlements du monde : l’Althing. Là encore, c’était magnifique !

Un peu plus tard dans la journée, nous avons vu ce qui fut peut-être le plus impressionnant de notre voyage : le geyser Strokkur, dans le site de Geysir. L’eau jaillit toutes les 5 – 6 minutes, et le geyser est plus ou moins haut : je dirais entre 10 et 20 mètres. C’est génial de voir l’eau qui bout dans le trou de plus en plus fort, jusqu’au moment où elle monte ! Et selon la présence ou non de vent, les touristes peuvent se faire asperger :-).

Pour terminer cette journée riche en émotions, nous sommes allés voir les chutes de Gullfoss. Ces doubles chutes bouillonnantes de 32 et 70 m de haut offrent un spectacle majestueux ! De la vapeur d’eau remontait jusqu’à nous, et nous avions entendu le bruit depuis le parking, à 500 m…

Le point marquant de notre 3° journée fut la nuit que nous avons passée au « camping » de Thakgil, à une dizaine de km au nord de Vik. Nous n’avions pas trouvé d’hébergement dans cette ville (même 3 mois à l’avance !) et avions finalement opté pour ce lieu, « seulement à 10 km »… Mais 10 km de très mauvaise route, réalisés avec une voiture de location qui n’avait rien d’un 4*4 ça donne presque 3/4 h de trajet au beau milieu de nulle part… Et on est arrivés là, dans ces petits bungalows pour 4, perdus dans la nature, meublés avec du mobilier IKEA :-). On y a bien dormi, mais la douche (dans  un autre bungalow), fut rapide vu l’isolation. Rétrospectivement on en rit, mais sur le coup nous nous demandions vraiment où nous allions !

Le lendemain matin, balade inoubliable sur la plage de sable noir de Vik. Une atmosphère grise et noire comme nulle part ailleurs… Nous y avons vu des multitudes d’oiseaux (et pas de macareux malheureusement, comme vendu dans les guides), et surtout un phoque qui nageait, d’assez près !

Plus tard dans la journée, nous sommes arrivés (encore) à un lieu magique : le Jökulsarlon. Cette lagune glaciaire, c’est un des des endroits où le Vatnajökull (le plus grand glacier d’Islande) se jette dans la mer. On y voir d’énormes icebergs gris et bleus détachés du glacier qui flottent, c’est assez surréaliste… Nous y avons fait une balade en bateau, il faisait très très froid, mais ça valait le coup pour la vue, et les explications de Gunna, notre guide.

Nous avons dormi le soir à Höfn (à prononcer « Keupn« , signifie « Port »), jolie ville portuaire du Sud-Est. On y a une très belle belle vue sur les langues du glacier Vatnajökull.

Le lendemain, nous avons longé la côte, découvert les fjörds de l’Est (toutes les villes qui se terminent en -fjördur ;-)) et sommes arrivés en fin d’après-midi à Seyðisfjörður. Ce petit village est entouré de montagnes, et est accolé à une longue bande de mer. Vraiment très joli !

Le lendemain, direction Lac Myvatn (sous la pluie puis la neige !). Mention spéciale à Dimmurborgir, ce champ de lave dans lequel on peut se promener : Tolkien a du venir ici lorsqu’il a imaginé le Mordor !

En toute fin d’après-midi, et toujours sous la pluie, nous sommes arrivés à la deuxième ville d’Islande, Akureyri (17 500 hab. !), après un détour par la petite ville côtière d’Husavik dont voici la belle église ! Husavik est le point de départ de balades en mer pour voir les baleines (pas possible pour nous à cause du temps) et pour voir les aurores boréales (pas la saison pour nous, dommage !).

Une photo prise en route, dans le Nord de l’île…

Deux jours plus tard, nous étions dans la péninsule de Snæfellsnes, à L’Est de l’île. Là encore de beaux, très beaux paysages à perte de vue. Remarquez le volcan (éteint) Snæfellsjökull, avec son panache neigeux au bout de la péninsule ! Nous avons marché sur ce volcan, on y a une très belle vue !

Et voilà, nous avons bouclé la boucle, nous revoilà à Reykjavik ! Nous avons pris 2 jours pour visiter cette capitale, qui gagne à être connue ! Cette ville n’est pas grande, mais est très charmante. Par certains côtés on se serait crus à New-York, à Greenwich Village ou Soho : des boutiques bobo, des drapeaux arc-en-ciel aux fenêtres. Le port est chouette, les baleiniers y côtoient les bateaux d’observation de baleines (logique), nous avons aimé s’y balader. Coup de cœur pour l’église Hallgrímskirkja, l’église de Reykjavik, toute blanche et en forme d’orgue basaltique, avec devant la statue du fils d’Erik Le Rouge, le valeureux Leifur Eriksson, qui a navigué jusqu’en Amérique. L’intérieur est blanc et très lumineux, il y a une vraie orgue qui est énorme, j’ai adoré cette église si atypique.

J’espère vous avoir donné envie, en tout cas je recommande chaudement ce voyage à tous les amoureux de la nature et des beaux paysages !

  • Pratique :

– Nous sommes partis avec Icelandair, la compagnie nationale Islandaise. Ils sont très bien, j’étais déjà passée par eux pour aller à New-York, ils ont des prix défiant toute concurrence. Par contre, le personnel de bord ne parle qu’anglais et islandais, pareil pour les films proposés à bord. Les en-cas sont payants, comme pour les compagnies low cost.

Coût pour A/R Paris-Reykjavik en Août 2010, réservé 4 mois avant : 215 euros.

– Nous avons logé dans des auberges de jeunesse, il y a tout un réseau sur l’île. Nous les avons réservé par avance via le site Hostel.is, et ils étaient très corrects. Les prix sont un peu chers, comme en général dans ce pays : 25-30 euros/personne/nuit.

– Pour la location de voiture, nous sommes passés par Geysir Car Rental. Les prix étant exorbitants, nous avons cherché un peu et avons trouvé cette compagnie. Les locaux sont à 500 m de l’aéroport, et leur service est très bien. L’assurance anti-gravillons n’est pas du luxe, si vous ne voulez pas frôler la crise cardiaque dès que vous croisez un 4×4 sur une petite route. Coût : 660 euros pour 10 jours, assurances comprises, pour une Fiat Punto (automatique 🙁 ) .

Italie Novembre 2010 – Lacs de Côme et de Garde

Un de mes plus beaux souvenirs de 2010 a été notre petit voyage en Italie début novembre. J’ai toujours voulu aller du côté des lacs du Nord, réputés comme magnifiques.

Je n’ai vraiment pas été déçue, le mot « magnifique » a même été un peu faible. C’était tout début novembre, nous avons profité des derniers rayons de soleil qui baignaient les paysages de cette lumière dorée, si particulière à l’automne… Avec les arbres qui changeaient de couleur, c’était vraiment chouette !

Nous avons commencé par le Lac de Côme. Il est situé à 4h de route de Grenoble à peu près, et, même si il faut prévoir un petit budget péage (oui, même passé le tunnel du Fréjus nous avons fait des arrêts très fréquents à diverses gares de péage…), la route se fait bien, et ça vaut le coup, même pour un week end prolongé !

Nous nous sommes arrêtés pour pique-niquer dans le village de Sala Comacina, sur un banc au bord de l’eau et avons mangé notre sandwich presque seuls au monde, avec quelques canards et cygnes. Ce village est très joli, les maisons sont construites en vieilles pierres, elles ont beaucoup de charme !

Après s’être promenés au bord du lac, nous sommes allés à Côme où nous sommes restés jusqu’au coucher du soleil et avons repris la voiture pour dormir un peu plus loin. C’est une jolie ville aussi, que nous avons pris beaucoup de plaisir à découvrir (jolies rues, places et vieux bâtiments de pierre…)

Le lendemain, nous nous sommes levés tôt pour aller au Lac de Garde. Nous avons traversé des paysages typiques : champs d’oliviers, vieilles bâtisses et cyprès, cela au petit jour. Je crois que les paysages les plus beaux se trouvent au début d’une journée de grand soleil…

Vers 9h30, nous étions dans la magnifique petite ville Desenzano del Garda. Les rues sont vraiment typiques, il y a un château en haut de la ville, on y monte par des petits escaliers, et la vue est superbe. Nous nous sommes promenés sur la jetée, et avons admiré le lac et ses brumes matinales (et donné du pain aux canards :)).

Puis un peu plus tard, nous nous sommes rendus à Sirmione, très belle commune située à l’extrémité d’une presque-île qui s’avance dans le Lac. Il y a un château, une petit centre-ville et des oliviers. La ville de Garde est très jolie aussi, très verte, et avec de beaux bâtiments également.

Je pense que si on a un peu de temps, on peut se régaler à découvrir les petits villages tout autour des Lacs, à se balader… J’imagine que ce doit être une très belle destination pour des vacances d’été, pour s’y baigner, et y profiter des paysages et de cette douceur de vivre…

Pratique :

  • Nous sommes partis en voiture, avec notre GPS qui contient les cartes des pays européens. Pour le tunnel du Fréjus, il vaut mieux prendre un aller/retour d’un coup, bien plus rentable que de prendre deux passages « simples » séparément.

En bonus, quelques autres photos :

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