La dame de fer

J’attendais impatiemment de voir ce film, et c’est chose faite. J’ai passé un très bon moment de cinéma devant « La dame de fer » en VO.

La dame de fer

Le film montre l’ascension puis le « règne » de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne dans les années 1980. Le point de vue n’est pas du tout conventionnel et c’est là son intérêt, le point de départ est sa vie actuelle, seule, à Londres, avec les inconvénients que peuvent causer la vieillesse. Puis on découvre sa vie d’avant, tout en flash-back assez courts.

J’ai été soufflée par la performance de Meryl Streep, très très juste, tant en « dame de fer » qu’en vieille dame un peu sénile. J’ai noté aussi la prestation de Jim Broadbent, acteur que j’aime beaucoup (Horace Slughorn dans Harry Potter, le papa de Bridget dans Bridget Jones…), il joue son mari, toujours fidèle, dédramatisant les situations avec force d’humour.

Ce film est tout en contrastes : la dualité entre sa force de jadis et sa faiblesse actuelle, sa dureté envers les membres de son gouvernement et son amour pour sa famille, l’adulation et la haine qu’on lui voue…

J’eus aimé un peu plus de profondeur quant à sa politique, néanmoins ce film se nie pas ce qui lui a été reproché (les mineurs, les privatisations…), le message est aussi que MT a été une humaine tout de même, et a fait ce qu’elle pensait être juste, par rapport à son histoire, ses convictions…

J’ai trouvé intéressant de voir comment cette femme est arrivée à se faire respecter et se hisser au sommet : en portant jusqu’au bout ses principes. Je n’approuve pas tout ce qu’elle a fait, mais je retiens une phrase de ce film: « C’est en s’appuyant sur ses principes qu’on reste debout ». C’est pour moi une immense qualité dans la vie personnelle autant que professionnelle.

Présumé coupable

C’est avec impatience que j’attendais d’aller au cinéma mercredi, pour voir le film « Présumé coupable ». J’avais découvert cette histoire dans un « Faites entrer l’accusé » et étais restée estomaquée par cette erreur judiciaire, par ces vies fichues en l’air, et pour le coup j’avais vraiment envie de voir la mise en images des évènements et le parti pris de ce film.

Synopsis : Le film raconte le calvaire d’Alain Marécaux – « l’huissier » de l’affaire d’Outreau – arrêté en 2001 ainsi que sa femme et 12 autres personnes pour des actes de pédophilie qu’ils n’ont jamais commis. C’est l’histoire de la descente en enfer d’un homme innocent face à un système judiciaire incroyablement injuste et inhumain, l’histoire de sa vie et de celle de ses proches broyée par une des plus importantes erreurs judiciaires de notre époque.

Affiche Presumé coupable

Je suis sortie de la séance avec une boule au ventre et ai mis quelques heures à m’en remettre… Certes, je n’étais pas venue pour voir quelque chose de léger, mais j’avais peut-être sous estimé ce film.

Nous avons à peine le temps de découvrir le personnage d’Alain Marécaux, huissier de justice habité par son métier et père de famille aimant, qu’il se fait brutalement arrêter avec sa femme, au milieu de la nuit. Cela devant ses enfants et par des policiers plus que zélés. Tout comme lui, on ne comprend pas ce qui se passe, on attend, avant de comprendre qu’il est accusé pour des faits de pédophilie, par ami de fils, voire par son fils lui-même. Abasourdi, il nie mais personne ne l’écoute. Les policiers sont violents, les magistrats accusateurs, tous semblent convaincus de sa culpabilité. On assiste, impuissants, à sa descente aux enfers. Une implacable machine judiciaire et humaine s’abat sur lui, la garde à vue se transforme en emprisonnement, puis en internement en asile psychiatrique, son unique rempart qui était son cercle familial vole en éclats.
Et parallèlement, on ne se rend compte qu’aucune procédure n’est respectée. C’est ahurissant de voir que les magistrats continuent toujours dans la même direction, comme s’ils portaient des œillères, alors qu’il n’y a aucune preuve tangible, que les accusateurs paraissent plus louches que jamais… Jamais, au grand jamais, la présomption d’innocence n’est respectée, pour lui et pour les douze autres inculpés. Pas mal pour le pays des Droits de l’Homme…

J’ai été saisie par la performance rare de Philippe Torreton, qui incarne un Alain Marécaux aussi vrai que nature, tant physiquement (l’acteur a perdu 27 kg, l’accusé ayant fait une grève de la faim), et que moralement : on le « sent » incompris, dépressif, ne vivant plus que pour clamer son innocence et voir ses enfants. Un autre acteur sur lequel il faudra compter, c’est le grenoblois Raphaël Ferret, qui joue une juge d’instruction Fabrice Burgaud comme on l’imagine sans peine avoir été : froid, hautain, obnubilé par son travail et « l’affaire » qu’il croit avoir révélé au grand jour, sans grande considération pour les humains se tenant de l’autre côté de son bureau.

A travers la vision d’un seul homme et de son vécu, le réalisateur livre un film fort qui vaut non seulement le détour par son côté documentaire, que par la grande palette émotions qu’il fait passer. A voir donc.

Harry Potter and the Deathly Hallows, Part II

J’écris cet article un peu en retard, mais il y a une semaine exactement, j’étais au cinéma pour l’avant-première d’Harry Potter and the Deathly Hallows, 2° partie, comme toute bonne fan qui se respecte. Je ne n’imaginais pas le voir plus tard, je l’avais tellement attendu ! La première partie datait de novembre, je ne comprends absolument pas le choix cruel des producteurs de nous faire attendre 8 mois…

« It all ends here… » Hé oui, c’était le tout dernier film… Je suis venue le cœur gros me délecter de ce tout dernier moment d’inconnu.

Ce film promettait d’être haut en action et en effets spéciaux, de par le scénario attendu : évasion de Gringotts à dos de dragon, bataille de Poudlard, duel final… Après l’avoir vu, je peux dire que ce huitième et dernier opus  est magistral et visuellement bluffant.

Mention spéciale à la bataille de Poudlard, très bien mise en scène,et qui n’a rien a envier aux grandes scènes de siège de la guerre de Anneaux !

Pour ce qui est de l’histoire, eh bien ici c’est littéralement le livre qui s’est déroulé devant moi, encore mieux que dans mon imagination ! Le livre est vraiment respecté, ce qui n’a pas été pour me déplaire ! A l’image de cette affiche, le film est vraiment sombre, le plus sombre de tous surement, il fait passer beaucoup d’émotions. Les personnages sont également à la hauteur, exactement comme on aurait voulu qu’ils soient : Minerva Mc Gonagall échevelée et brave animant l’armée de statues, Neville héroïque à souhait, Voldemort aussi « evil » que jamais, si ce n’est plus…

Alan Rickman est ici au sommet de son art en incarnant le professeur Rogue avec toutes les facettes que peut avoir le personnage… J’ai été ravie en voyant  la séquence des souvenirs du Prince, vraiment magnifique et qui rend enfin justice à ce personnage de bien belle manière.


Pas de surprises sur le scénario donc (et je n’en voulais pas 🙂 ), mais juste quelques petits ajouts bien trouvés qui ajoutent du contenu pour ceux qui connaissent le film par cœur.

Enfin, l’épilogue qui conclut le film m’a donné un petit pincement au cœur, le même que j’ai ressenti en le lisant : la boucle est bouclée… Les personnages ont grandi, c’est un peu comme s’ils vivaient vraiment.

Verdict : sur tous les points, un chef d’œuvre ! Ce film conclut la saga d’une belle manière. Bref, ce sont plus de deux heures de film qu’on ne voit pas passer, j’ai vraiment passé un moment vraiment magique si je peux me permettre. Fans ou non, si ce n’est pas encore fait, allez-y vite !

Omar m’a tuer

En cet après-midi de beau temps, je suis allée m’enfermer dans une salle de cinéma voir Omar m’a tuer. Je n’avais pas envie d’attendre plus pour aller voir ce film !

Synopsis : le 24 juin 1991, Ghislaine Marchal est retrouvée morte dans la cave de sa villa de Mougins. Des lettres de sang accusent : « Omar m’a tuer ». Quelques jours plus tard, Omar Raddad, son jardinier, est écroué à la prison de Grasse. Il parle peu, comprend mal le français, a la réputation d’être calme et sérieux. Dès lors, il est le coupable évident. Il n’en sortira que 7 ans plus tard, gracié, mais toujours coupable aux yeux de la justice. En 1994, révolté par le verdict, Pierre-Emmanuel Vaugrenard, écrivain convaincu de l’innocence d’Omar Raddad, s’installe à Nice pour mener sa propre enquête et rédiger un ouvrage sur l’affaire

Cette inscription avec une faute d’orthographe si grossière, nous la connaissons tous, elle a été maintes fois citée, réutilisée… Je ne connaissais pas l’affaire en détails, mais étais déjà intriguée par ce qui s’en dégageait : un aura de racisme, d’injustice… Quand j’ai su que c’était Roschdy Zem le réalisateur, j’ai su que j’irai vite voir ce film.

On y suit deux personnages : Omar, l’immigré marocain modeste, analphabète, incapable de se défendre efficacement, et Pierre-Emmanuel Vaugrenard, personnage fictif, écrivain et académicien, indigné par le verdict et qui mène l’enquête pour écrire un livre sur le sujet.
On y découvre aussi et surtout le destin tragique d’un homme officiellement toujours coupable, qui ne retrouvera pas sa liberté tant qu’il ne sera pas officiellement innocenté …

Le film est clairement engagé, l’angle adopté est surtout à charge contre la justice française qui aurait cédé à la facilité en condamnant bien rapidement l’homme que tout accuse.
Cependant, « Omar m’a tuer » ne cherche pas à prouver ou infirmer la culpabilité du jardinier marocain, mais plutôt à faire réfléchir et marquer les esprits.
Le film se tient aux faits : les faits plus que troublants pouvant sérieusement faire douter de sa culpabilité, et les faits qui l’accusent.

Beaucoup de questions, toujours sans réponse (ré) apparaissent dans ce film : pourquoi tant de preuves ont-elles été détruites ? Comment une femme aussi cultivée peut-elle faire une telle faute d’orthographe ? Pourquoi le corps a-t-il été incinéré si vite ? Pourquoi la date du décès a-t-elle été contredite par les experts, pour se fixer sur le moment auquel Omar n’a pas d’alibi ?

Pour moi, c’est un film à ne pas rater, un film très fort, riche en émotions. Une mention spéciale à Sami Bouajila, qui incarne magistralement Omar.

Le chat du rabbin

Aujourd’hui, je suis allée au cinéma voir un film qui me faisait très envie, mais que je n’avais pas encore trouvé le temps d’aller voir : le Chat du Rabbin.

C’est un film d’animation français réalisé par Joann Sfar et Antoine Delesvaux, sorti le 1er juin 2011. Il s’agit d’une adaptation en long-métrage d’animation des tomes 1, 2 et 5 de la bande dessinée du même nom.

L’histoire :

Alger, les années 1920.

Le rabbin Sfar vit avec sa fille Zlabya, un perroquet bruyant et un chat espiègle qui dévore le perroquet et se met à parler pour ne dire que des mensonges. Le rabbin veut l’éloigner. Mais le chat, fou amoureux de sa petite maîtresse, est prêt à tout pour rester auprès d’elle… même à faire sa bar-mitsva ! Le rabbin devra enseigner à son chat les rudiments de loi mosaïque ! Une lettre apprend au rabbin que pour garder son poste, il doit se soumettre à une dictée en français. Pour l’aider, son chat commet le sacrilège d’invoquer l’Éternel. Le rabbin réussit, mais le chat ne parle plus. On le traite de nouveau comme un animal ordinaire. Son seul ami sera bientôt un peintre russe en quête d’une Jérusalem imaginaire où vivraient des Juifs noirs. Il parvient à convaincre le rabbin, un ancien soldat du Tsar, un chanteur et le chat de faire avec lui la route coloniale…

J’ai passé un très bon moment, cette adaptation se savoure ! Pour ceux qui, comme moi, ont apprécié la BD, les voix choisies passent très bien, comme on les imaginait. Et l’adaptation est top : fidèle (pas de découpage à la hache), mais juste ce qu’il faut en plus pour ne pas s’ennuyer ! Pour ceux qui ne connaissent pas l’œuvre, je dirais que Le Chat du rabbin, c’est un chouette film d’animation, drôle, poétique à souhait, qui évoque via le personnage de ce chat fourbe et curieux des thèmes plus qu’actuels : la violence du fanatisme religieux et la quête illusoire d’une prairie plus verte ailleurs.

Les images sont superbes, très fidèle à l’univers de la BD. J’aime beaucoup le travail de Sfar. En plus d’être le réalisateur de « Gainsbourg, vie héroïque » c’est un grand dessinateur, à qui l’on doit la série  « Chagall en Russie », ou la très belle adaptation du Petit Prince.

Je recommande donc grandement  cette ode à la compréhension et au respect de l’autre :).

Bande annonce :

Site officiel de la série BD

Site officiel du film

Dossier de presse : ici

Thor

Synopsis : Au royaume d’Asgard, Thor est un guerrier aussi puissant qu’arrogant dont les actes téméraires déclenchent une guerre ancestrale. Banni et envoyé sur Terre, par son père Odin, il est condamné à vivre parmi les humains. Mais lorsque les forces du mal de son royaume s’apprêtent à se déchaîner sur la Terre, Thor va apprendre à se comporter en véritable héros…

J’ai toujours aimé les mythes et les légendes nordiques que je dévorais étant petite, la BD Thorgal est dans mon top 5, et j’aime bien les comics. Je ne pouvais qu’aller voir Thor au cinéma !

Je ressors en ayant passé un bon moment, j’ai trouvé ce film divertissant, bien fichu, le tout fonctionne bien. J’ai bien accroché avec l’histoire, j’attendais avec impatience qu’il remarche le super-hammer ! Les images d’Asgard sont très belles, les costumes sont sympas, les personnages sont intéressants et bien joués (mention spéciale à Evil Brother), les effets spéciaux sont top, les scènes d’action envoient du lourd… Que du bon !

Et, bien sur, du côté du casting, Chris Hemsworth ne gâche rien. Surtout quand il porte son jean, là. UNIQUEMENT son jean 🙂 La meilleure pub pour Levi’s selon moi. Beaucoup plus seyant qu’une cotte de maille, des épaulettes et des leggin’. Nathalie Portman a du s’amuser pour ce rôle, plutôt fun. Et Anthony Hopkins en force tranquille, pas mal du tout, il en impose !

Je ne connais pas très bien ce comics (même si je pense m’y mettre très prochainement), mais j’imagine que l’esprit est assez bien respecté.

Bon, la 3D passe bien, notamment pour les scènes de déplacements dans l’espace, mais à 9,40 la place (heurk !), la 2D sera très bien aussi si vous trouvez une salle qui le fait 🙂 Enjoy !

La fille du puisatier

Je reviens enchantée d’un superbe moment de cinéma : le remake du film de de Marcel Pagnol, la fille du puisatier, par Daniel Auteuil. La version originale a été tournée en 1940, avec Fernandel et Raimu au casting.

Synopsis : En coupant à travers champs pour aller porter le déjeuner à son père, Patricia rencontre Jacques. Elle a dix-huit ans, il en a vingt-six. Elle est jolie, avec des manières fines de demoiselle ; il est pilote de chasse et beau garçon. Un peu de clair de lune fera le reste à leur seconde rencontre. Il n’y aura pas de troisième rendez-vous : Jacques est envoyé au front.Patricia attendra un enfant de cette rencontre. Les riches parents du garçon crieront au chantage, Patricia et son père, le puisatier, auront seuls la joie d’accueillir l’enfant. Une joie que les Mazel leur envieront bientôt et chercheront à partager, car Jacques est porté disparu…

Merveilleux film, un grand moment d’air pur et de bonheur. C’est du cinéma comme j’aime, on rit, on est ému.

Les décors sont superbes, du vrai Pagnol avec des vrais morceaux de Provence dedans ! Les acteurs sont très justes, touchants, authentiques, surtout Daniel Auteuil, qui vit son rôle à 200 %. J’ai cru revoir Ugolin de « Manon des sources », à entendre son accent chantant… Nicolas Duvauchelle en aviateur n’est vraiment pas mal du tout 🙂 (je note les efforts faits pour cacher son corps recouvert de tatouages !), Astrid Bergès-Frisbey est douce et touchante, et Kad Merad fait honneur à Fernandel, à qui il reprend le rôle, rôle presque taillé sur mesure pour lui.

Les dialogues sont à mon avis respectés, on « sent » Pagnol à chaque tirade.

Bref, à regarder sans modération.Et bravo à Daniel Auteuil pour sa première réalisation.

Tout ça me donne envie de voir la 1ere version ! J’ai lu qu’elle avait été tournée en 1940, pendant la guerre, et que certaines tirades rendaient directement hommage aux combattants français. Elles ont été censurées pour ne pas mécontenter l’occupant.

Le Scaphandre et le Papillon

Le Scaphandre et le Papillon, ça a été d’abord pour moi un petit bouquin au nom un peu poétique et de ce fait accrocheur, recommandé par un magazine parce que l’adaptation ciné allait sortir. Un petit détour par mon libraire plus tard, et me voilà à découvrir cet ouvrage autobiographique, qui s’est révélé être un condensé d’humour, d’amertume et de réflexions sur la vie. Je me suis ensuite précipitée au cinéma pour voir l’adaptation, parfaitement réussie.

4° de couverture : A jamais statufié, muet, exilé à l’intérieur de lui-même, il jette toute sa vie dans ce carnet de voyage immobile parce qu’elle va finir dans peu de temps. Après son accident cardiovasculaire, Jean-Dominique Bauby est ce mort vivant qu’un seul battement de cil rattache encore au monde et à la confidente qui déchiffre, un à un, ses derniers mots.

Adieu à la vie, dont les images dansent encore devant lui. Le visage d’une femme aimée, un air populaire, une nuit blanche à Saint-Pétersbourg ou un jour incandescent dans le Nevada, un film de Fritz Lang, les petits riens et les grandes espérances. Et puisqu’il faut quitter tout cela, autant le faire sans peur, et même avec le sourire.

Le journaliste qu’il était a remis sa dernière copie, inoubliable lettre adressée d’un pays inconnu.

Publié quelques jours avant la mort de Jean-Dominique Bauby, « Le scaphandre et le papillon » a été traduit en 23 langues et vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde entier.

Ce livre m’a incroyablement touché. J’ai un immense respect pour Jean-Dominique Bauby, qui composé et mémorisé chaque jour de son hospitalisation des lignes de ce livre, pour dicter cette magnifique lettre ouverte au monde, lettre par lettre, en papillonnant d’une paupière. Rien que pour cela, l’homme force l’admiration.

Emmuré dans son corps, l’auteur nous livre des réflexions sur sa vie d’avant, sa famille, les femmes de sa vie, sur ce qu’il ressent actuellement, sur la vie en général.
Le ton est à la fois juste, amer, et même parfois drôle. Et surtout pas larmoyant.

J’ai donc adoré ce livre, hymne au carpe diem, au cheval sur lequel on voulait parier sans l’avoir fait, et qui a finalement gagné la course.

Le film est très réussi également. Touchant, sincère, plein d’émotions et de sensibilité, un travail remarquable pour un sujet si complexe à aborder. Presque tout le film est vu de l’œil unique du personnage, et on entend une voix-off qui nous livre ses pensées : cela restitue bien le ton du livre.
Mathieu Amalric est magistral dans ce rôle, il exprime tellement de choses sans pour autant bouger, quelle interprétation ! Je ne suis pas très objective quand il s’agit de juger cet acteur, mais c’est pour moi un de ses meilleurs rôles, je ne vois personne d’autre à sa place ici. Au casting, on trouve également Marie-Josée Croze et Niels Arestrup.

En plus, les images sont très belles, et la bande sonore est très bien choisie. Vous l’aurez compris, un beau film qui vous prend au cœur.

True Grit

Ce week-end, j’ai (enfin !) vu True Grit. Dans ma petite salle fétiche, et en V.O en plus. J’ai attendu qu’il fasse beau temps pour m’enfermer dans une salle obscure 🙂 Non, c’est surtout une question de temps, dont j’ai singulièrement manqué ces dernières semaines !

Synopsis : 1870, juste après la guerre de Sécession, sur l’ultime frontière de l’Ouest américain. Seule au monde, Mattie Ross, 14 ans, réclame justice pour la mort de son père, abattu de sang-froid pour deux pièces d’or par le lâche Tom Chaney. L’assassin s’est réfugié en territoire indien. Pour le retrouver et le faire pendre, Mattie engage Rooster Cogburn, un U.S. Marshal alcoolique. Mais Chaney est déjà recherché par LaBoeuf, un Texas Ranger qui veut le capturer contre une belle récompense. Ayant la même cible, les voilà rivaux dans la traque. Tenace et obstiné, chacun des trois protagonistes possède sa propre motivation et n’obéit qu’à son code d’honneur. Ce trio improbable chevauche désormais vers ce qui fait l’étoffe des légendes : la brutalité et la ruse, le courage et les désillusions, la persévérance et l’amour.

Verdict : J’ai beaucoup aimé ! Un vrai bon western, avec tout ce qui va avec !
Les décors, l’ambiance, la photographie sont très réussis, on est vraiment plongés dans l’ambiance « Far West », un vrai régal.
Les acteurs sont géniaux : Jeff Bridges en Marshal alcoolique moins bourru qu’il n’y paraît, Josh Brolin en brute épaisse, Matt Damon en Texas Ranger chasseur de primes un peu chauvin et Hailee Steinfeld remarquable en fillette à fort caractère. On sent que les personnages sont travaillés, ils sont chacun très particuliers.
L’histoire est bien, moins décalée ou mystérieuse que ce que font les frères Coen d’habitude : on est portés par les évènements, on ne voit pas le temps passer ! Certaines scènes sont dures, émouvantes, violentes et fortes, on ressent plein d’émotions bref un vrai bon moment de cinéma !

Un seul regret peut-être : je me suis dit ensuite que même si les caractères respectifs des personnages étaient bien montrés, on passe un peu à coté de leur histoire, il leur manque un peu de « profondeur » pour moi. Sauf pour Mattie Ross, le personnage est excellent, j’adore cette fille !

Si mon article n’arrive pas trop tard et vous trouvez encore une séance :-), allez-y, vous ne le regretterez pas !

Le discours d’un roi

Mon dernier coup de coeur ciné : Le discours d’un roi (The king’s speech)

Ce film est inspiré de l’histoire vraie du Roi d’Angleterre George VI, monté sur le trône contraint et forcé, suite à l’abdication de son frère Edouard VIII.

Juste avant la seconde guerre mondiale, la radio fait son apparition et s’impose comme moyen de communication pour s’adresser à tout le peuple, et il n’est pas encore possible de s’enregistrer et diffuser l’émission ultérieurement : il faut s’exprimer en direct. Cela pose problème à George VI, qui souffre d’un fort bégaiement qui le paralyse notamment lors des discours radiophoniques et publics.

Il tentera de surmonter son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme et d’affronter ses peurs avec l’aide d’un thérapeute du langage aux méthodes peu conventionnelles. Il devra vaincre son handicap pour assumer pleinement son rôle, et faire de son empire le premier rempart contre l’Allemagne nazie.

A noter le jeu d’acteur de Colin Firth, au sommet de sa carrière (mais je ne suis jamais objective quand je parle de lui :p), d’Helena Bonham Carter, et de Geoffey Rush (le méchant de Pirate des Caraïbes : méconnaissable !).

J’ai adoré la bande originale également, beaucoup de musique classique, qui colle parfaitement aux images (La 7° symphonie de Beethoven sur le discours final … )

Si ça vous intéresse, vous pouvez allez visiter ce lien : on y entend dans cette archive de l’INA un discours radio du roi Georges VI, à la Libération. La ressemblance est saisissante, et on se bien compte du talent d’acteur de Colin Firth, qui a su imiter la voix, les intonations et … le bégaiement du roi à la perfection.

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