Le Scaphandre et le Papillon

Le Scaphandre et le Papillon, ça a été d’abord pour moi un petit bouquin au nom un peu poétique et de ce fait accrocheur, recommandé par un magazine parce que l’adaptation ciné allait sortir. Un petit détour par mon libraire plus tard, et me voilà à découvrir cet ouvrage autobiographique, qui s’est révélé être un condensé d’humour, d’amertume et de réflexions sur la vie. Je me suis ensuite précipitée au cinéma pour voir l’adaptation, parfaitement réussie.

4° de couverture : A jamais statufié, muet, exilé à l’intérieur de lui-même, il jette toute sa vie dans ce carnet de voyage immobile parce qu’elle va finir dans peu de temps. Après son accident cardiovasculaire, Jean-Dominique Bauby est ce mort vivant qu’un seul battement de cil rattache encore au monde et à la confidente qui déchiffre, un à un, ses derniers mots.

Adieu à la vie, dont les images dansent encore devant lui. Le visage d’une femme aimée, un air populaire, une nuit blanche à Saint-Pétersbourg ou un jour incandescent dans le Nevada, un film de Fritz Lang, les petits riens et les grandes espérances. Et puisqu’il faut quitter tout cela, autant le faire sans peur, et même avec le sourire.

Le journaliste qu’il était a remis sa dernière copie, inoubliable lettre adressée d’un pays inconnu.

Publié quelques jours avant la mort de Jean-Dominique Bauby, « Le scaphandre et le papillon » a été traduit en 23 langues et vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde entier.

Ce livre m’a incroyablement touché. J’ai un immense respect pour Jean-Dominique Bauby, qui composé et mémorisé chaque jour de son hospitalisation des lignes de ce livre, pour dicter cette magnifique lettre ouverte au monde, lettre par lettre, en papillonnant d’une paupière. Rien que pour cela, l’homme force l’admiration.

Emmuré dans son corps, l’auteur nous livre des réflexions sur sa vie d’avant, sa famille, les femmes de sa vie, sur ce qu’il ressent actuellement, sur la vie en général.
Le ton est à la fois juste, amer, et même parfois drôle. Et surtout pas larmoyant.

J’ai donc adoré ce livre, hymne au carpe diem, au cheval sur lequel on voulait parier sans l’avoir fait, et qui a finalement gagné la course.

Le film est très réussi également. Touchant, sincère, plein d’émotions et de sensibilité, un travail remarquable pour un sujet si complexe à aborder. Presque tout le film est vu de l’œil unique du personnage, et on entend une voix-off qui nous livre ses pensées : cela restitue bien le ton du livre.
Mathieu Amalric est magistral dans ce rôle, il exprime tellement de choses sans pour autant bouger, quelle interprétation ! Je ne suis pas très objective quand il s’agit de juger cet acteur, mais c’est pour moi un de ses meilleurs rôles, je ne vois personne d’autre à sa place ici. Au casting, on trouve également Marie-Josée Croze et Niels Arestrup.

En plus, les images sont très belles, et la bande sonore est très bien choisie. Vous l’aurez compris, un beau film qui vous prend au cœur.

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2 réflexions au sujet de « Le Scaphandre et le Papillon »

  1. Le livre comme le film me tentent beaucoup surtout aprèsa voir lu ta critique!

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